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User profile

George Sand

Biobble n h-77
2244
visits

Écrivain français
Féministe


Born on 1/7/1804
at Paris (France)
Deceased on 8/6/1876

Author
Cindy Meslem

Date created 14/12/2006
Last updated on 19/12/2006

Interview

Interview blank

Family

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Biography

 HISTORICAL REFERENCE POINTS

 

1 July 1804 - 1805

Un mois seulement après le mariage de ses parents, le 1er juillet 1804, naissait Amantine-Aurore-Lucile au 15 de la rue Meslée à Paris. Aurore avait déjà huit ou neuf mois quand elle fut présentée à sa grand-mère. Son père sachant Mme Dupin de Francueil à Paris, usa d'un subterfuge pour la lui mettre dans les bras, en utilisant la complaisance de la portière de l'immeuble. En 1805 Maurice Dupin repartit en campagne, ayant été nommé aide de camp du prince Murat. Il confiait alors sa femme et ses filles, Aurore et sa demi-sœur Caroline, à un voisin nommé Pierret. On fit apprendre à Aurore les fables de La Fontaine et son enfance fut bercée par les chansons que lui chantait sa mère. Elle croyait au merveilleux, aux fées, aux anges et aux magiciens...

 

1808 - 1810

Deschartres fut chargé de l’instruction d’Aurore et lui enseigna l’histoire, les mathématiques et la botanique. Il lui donna une éducation peu orthodoxe. Il l’habillait en garçon pour courir la campagne, puis adolescente, en blouse et guêtres pour aller à la chasse. Ultérieurement, pendant ses séjours parisiens elle étudiait les “ talents d’agrément ”, c’est-à-dire, la danse, l’écriture et le dessin. Elle apprit en outre l’anglais et l’italien au couvent. Aurore adorait la littérature et la musique. Aurore et sa grand-mère ne revinrent à Paris qu’en 1810. Elles habitaient non loin de Sophie-Victoire qui venait chercher sa fille tous les jours. Lorsqu’à la fin de l’hiver elles retournèrent à Nohant, Sophie-Victoire les accompagna. L’attachement qu’Aurore éprouvait pour sa mère conduisit sa grand-mère à espacer ces rencontres...

 

May 1808 - September 1808

Au printemps 1808, Maurice Dupin accompagna le prince Murat en Espagne. Le séjour à Madrid menaçait de se prolonger et sa femme, bien qu’enceinte de huit mois, décida de le rejoindre. Elle emmena Aurore et laissa Caroline en pension. Murat logeait dans le palais du prince des Asturies, où fut également installée la famille de Maurice Dupin. Sophie-Victoire accoucha à Madrid, le 12 juin 1808, d’un garçon aveugle, prénommé Auguste. Deux semaines plus tard, Maurice Dupin achetait une calèche et reprenait la route de Nohant avec sa femme et ses deux enfants. Le voyage du retour fut un cauchemar. La guerre faisait rage. Et, par une chaleur accablante, la calèche suivait les troupes de Murat qui se repliaient. Les enfants avaient la fièvre et la gale. Ils souffraient de soif et de faim. Le petit Auguste ne survécut pas et mourut le 8 septembre.

 

September 1808

Une semaine après la mort de son enfant, Maurice Dupin, désarçonné par son cheval, se tuait accidentellement en revenant de La Châtre. Il avait trente ans. Sa mère,courut relever le cadavre de son fils bien-aimé sur la route à une lieue de la maison. Deux femmes inconsolables pleuraient le même homme et allaient devoir rester en tête-à-tête bien qu'elles se détestaient. Sophie-Victoire était désespérée par la mort de son mari et ne voulait pas rester à Nohant où Mme Dupin de Francueil refusait de recevoir sa fille aînée, Caroline. La grand-mère voulait par ailleurs garder auprès d’elle et éduquer sa petite-fille, Aurore. Le combat était inégal, Mme Dupin de Francueil avait les moyens d’offrir à l’enfant une éducation et un avenir qu’elle ne trouverait pas auprès de sa mère. Devenue l’unique tutrice d’Aurore, elle attribua à Sophie-Victoire une rente annuelle de mille livres.

 

1816 - 1818

Lorsqu’en 1816, Hippolyte, son demi-frère, rejoignit son régiment de hussards, Aurore se retrouva seule à Nohant avec Deschartres et sa grand-mère, dont la santé s’altérait. La mélancolie la submergea. Aurore jouissait à Nohant d’une grande liberté. Ses lectures n’étaient pas contrôlées et elle jouait et travaillait aux champs avec les enfants du pays. Mais elle abordait l’adolescence. Le désir de retourner vivre auprès de sa mère était toujours lancinant, et les conflits avec sa grand-mère devenaient récurrents. Celle-ci prit alors la décision de la mettre en pension à Paris au couvent des Dames augustines anglaises. Elle avait quatorze ans. À Paris elle espérait revoir sa mère, et un changement de vie lui plaisait.

 

January 1818

Aurore entra au couvent le 12 janvier 1818. Elle y resta plus de deux ans. Ce fut une époque heureuse et apaisée. Sa mère était catholique, avec des aménagements personnels (elle détestait les prêtres et les dévots). Sa grand-mère, femme des Lumières, se disait déiste et rejetait tous les dogmes et toutes les formes de religions. Aurore sombra dans le mysticisme et forma le projet de prendre le voile. Un tableau accroché dans la chapelle du couvent représentait saint Augustin assis sous un figuier, le visage illuminé par un rayon sur lequel était écrit Tolle lege. Abîmée dans la contemplation de ce tableau elle crut, un soir, percevoir un appel. Au couvent, l’abbé de Prémord, son confesseur jésuite, et madame Alicia, sa mère adoptive, ne croyaient pas à la vocation religieuse d’Aurore. Mais Mme Dupin de Francueil, alarmée, décida de la retirer et de la ramener à Nohant.

 

April 1820 - 1822

Aurore quitta le couvent au mois d’avril 1820, elle allait avoir seize ans. Elle suivit sa grand-mère à Nohant où sa mère refusa de les accompagner. Un retour où se mêlèrent joie et tristesse. Ni Deschartres, ni ses chiens, ne la reconnurent immédiatement et tout le monde l’appelait mademoiselle. Hippolyte lui apprit à monter à cheval. Ce cheval était Colette, une jument de quatre ans. Aurore s’était beaucoup rapprochée de sa grand-mère qui s’éteignait doucement. Elle avait compris quelle faiblesse se dissimulait derrière cet esprit fort et un comportement parfois hautain. Ce temps était venu, elle restait souvent auprès d’elle, lui faisait la lecture. Mais Mme Dupin de Francueil eut une attaque d’apoplexie qui la laissa très diminuée. Après le décès de sa grand-mère, Aurore retourna auprès de sa mère à Paris. Cette dernière ne la laissa emporter que quelques livres...

 

May 1822 - 1823

Au printemps 1822, Sophie-Victoire la conduisit au Plessis-Picard chez des amis, James et Angèle Roëttiers où elle fit la connaissance de Casimir Dudevant. Leur relation était joyeuse et amicale. Il lui demanda sa main. La première année, occupée par sa grossesse et la naissance de son fils, Aurore voulut ignorer combien leurs éducations divergeaient mais tenta d’amener Casimir à lire et à écouter de la musique pour nourrir leurs longues soirées à la campagne. Il fit des efforts, mais il n’aimait pas lire et la musique l’ennuyait. Peu cultivé, Casimir était un hobereau un peu fruste, qui chassait passionnément, passait ses journées à l’extérieur et gérait efficacement le domaine. L’agréable jeune homme du temps des rencontres au Plessis et le mari attentif au moindre désir de son épouse enceinte, était devenu le maître de Nohant.

 

May 1823 - 1828

Le couple s'installa à Guillery, propriété du baron Dudevant, en Gascogne. Ils s’arrêtèrent d’abord à Cauterets dans les Pyrénées où Aurore se lia avec Zoé Leroy. Un séduisant jeune homme les accompagnait : Aurélien de Sèze. Les liens matrimoniaux d’Aurore furent profondément ébranlés par cette rencontre. Maurice Dudevant était né le 30 juin 1823, au sein d’un couple encore heureux, sa sœur Solange, vint au monde le 13 septembre 1828, dans un couple désuni, et le père supposé de Solange, serait Stéphane Ajasson de Grandsagne.
Aurore avait renoué avec ses amis d’enfance : Charles Duvernet, Gustave Papet, Fleury, dit le Gaulois, Alexis Duteil, Jules Néraud dit le Malgache. Ils formaient une bande joyeuse et agitée qui fit scandale à La Châtre et dont Casimir, qui ne les aimait guère, se sentit exclu. Il commença à préférer les beuveries avec Hippolyte, puis bientôt les amours ancillaires...

 

January 1831 - February 1833

Pour échapper au vacarme des soirées très alcoolisées de son mari et de son frère, soirées qui duraient parfois jusqu’à six ou sept heures du matin. Aurore se repliait dans sa chambre. Dudevant pendant quelques années, s’était dégradé. Aurore voulait son indépendance, et notamment son indépendance matérielle. Femme mariée , elle n’avait aucun droit de regard sur la gestion de ses biens propres. Nohant ne lui appartenait pas. Elle voulait travailler. En outre, elle venait de rencontrer Jules Sandeau et désirait le rejoindre à Paris. La découverte du testament de Casimir lui en fournit le prétexte. Il consignait dans ce document, sa colère, son incompréhension du caractère de sa femme, et déversait une rancœur accumulée depuis plusieurs années. La décision d’Aurore fut immédiate et irrévocable. Casimir décontenancé, avait intérêt au statu quo pour ne pas perdre la jouissance des biens d’Aurore, accepta son verdict.

 

March 1833 - June 1833

En 1833, la publication de Lélia déchaîna les passions et bouleversa une existence jusque-là discrète. Sand se sépara de Sandeau en Mars et devint un personnage à la mode. Gustave Planche l’avait présentée à François Buloz, le directeur de la Revue des Deux Mondes, avec qui elle signa un contrat d’exclusivité. Ce fut le temps de la séduction et des amours brèves : Marie Dorval, Prosper Mérimée, l’époque où Sainte-Beuve fut son conseiller littéraire et le confident de sa vie amoureuse. C'est en Juin 1833 que Sand rencontra celui qui allait devenir la passion de sa vie: Alfred de Musset...

 

March 1833 - 6 March 1835

Sand et Musset passèrent ensemble quelques mois heureux à Paris. Ils écrivaient, échangeaient textes et idées, dessinaient. Ils firent un séjour à Fontainebleau, dans les gorges de Franchard où un soir Musset eut une crise hallucinatoire qui terrifia sa compagne. Musset passait ses nuits dans les cabarets, avec les prostituées. Il tomba malade, typhoïde ou fièvre cérébrale, il délirait. George fit appeler un jeune médecin, Pietro Pagello qui devînt son amant. Soigné, Musset rentra seul à Paris et sand resta avec Pagello. La correspondance entre Sand et Musset n’avait jamais cessée et Pagello repartit pour Venise. Musset et Sand se réconcilièrent, se déchirèrent, se séparèrent à nouveau. Sand était désespérée, elle ne pouvait plus écrire, elle coupa sa chevelure et la lui envoya. Les scènes se succédaient, cette passion les détruisait. Épuisée, Sand finit par s’enfuir à Nohant, le 6 mars 1835. La rupture fut cette fois définitive.

 

March 1836

Sand rencontra Michel de Bourges, un an après sa rupture d'avec Musset, avocat célèbre qui s'occupa d'officialiser son divorce avec Casimir Dudevant. Elle aimait cet homme, moins juvénile, plus viril que ses amants précédents, mais il la déçut.Elle envisageait de vivre avec lui ; il le lui avait promis. Mais Michel était marié et le resta. La personnalité de Sand, qu’il aurait voulu modeler, lui fit sans doute peur ; sa femme également. Ils s’accusaient mutuellement d’infidélités. Il plaida à Bourges dans le procès en séparation des époux Dudevant, alors que leur liaison se délitait. Elle se termina l’année suivante.
Elle avait aimé Éverard, la séparation fut douloureuse. Charles Didier et Félicien Mallefille furent des amants de consolation. De sa courte liaison avec Pierre Bocage, elle conserva une amitié qui ne se démentit jamais.

 

June 1836 - September 1847

Cette instabilité affective faisait souffrir George Sand, la rencontre avec Chopin allait y mettre fin pour plusieurs années
C’est dans le salon de Marie d’Agoult, à l’hôtel de France, que George Sand fit la connaissance de Chopin en 1836, mais leur liaison ne commença qu’en juin 1838. Leurs amours étaient discrets. Mais en 1839 et après un séjour désastreux, Chopin allait très mal, il lui fallait du repos. Ils s’installèrent à l’hôtel Beauvau où ils allaient rester trois mois. Sand avait des dettes importantes, elle réclamait des avances à Buloz réticent, qui jugeait ses derniers romans trop mystiques et trop philosophiques. Elle avait réécrit Lélia et elle lui envoya Gabriel.

 

1848 - 1876

La révolution de 1848 et l’investissement personnel de George Sand dans le combat républicain, masquèrent momentanément sa souffrance. Victor Borie l’accompagna pendant cette période, mais à la fin de l’année 1849, Maurice amena à Nohant Alexandre Manceau, le dernier compagnon. Manceau avait acheté une petite maison à Gargilesse, pour permettre à sa Dame de s’y retirer. En 1864, le couple fut contraint de quitter Nohant. Des fissures étaient apparues dans la cohésion familiale et Maurice, le fils de Sand détestait Manceau. Sand choisit de quitter Nohant, de se séparer de son fils et suivit son vieux compagnon. Ils s’installèrent à Palaiseau dans une maison achetée au nom de Manceau mais ne profitèrent pas longtemps de cette maison. Manceau avait la tuberculose et mourut le 21 août 1865. Il fut soigné et veillé par sa Dame jusqu’à la fin...Sand mourut seule en 1876...

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