
Biobble n h-6
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Roi de France
Born on 23/8/1754
at versailles (France)
Deceased on 21/1/1793
at Paris (France)
Date created 26/9/2005
Last updated on 17/10/2005
La Bastille, ou plus exactement la Bastille Saint-Antoine, était une forteresse élevée sur l’actuelle place de la Bastille à Paris. Cette place est à cheval sur les IVe, XIe et XIIe arrondissements de Paris.
Son édification est décidée par Charles V. la première pierre en est posée le 22 avril 1370 de la main du prévot de Paris Hugues Aubriot. Ironie du sort, il en sera aussi le premier prisonnier. Elle est bâtie sur le modèle à 4 tours courant à l’époque, dans le but de défendre la porte Saint-Antoine. Les autres tours lui seront ajoutées ultérieurement. D’une longueur de 66 m pour une largeur de 34 m elle faisait 24 m de haut au niveau des tours et était entourée de fossés de 8 m de profondeur.
Très vite, lorsqu’une nouvelle enceinte est construite, son utilité militaire s’avère médiocre. François 1er l’utilise alors comme coffre-fort et comme lieu de réception avant que le Cardinal de Richelieu ne la transforme en prison d’État. À l’époque les lettres de cachet, que le roi signe sans se poser de question, autorisent l'emprisonnement sans jugement.
C’est alors une prison plutôt confortable pour aristocrates et pour les fortunés un bref séjour à la Bastille n'a rien de déshonorant. Et l’on s’y fait parfois enfermer pour échapper à des créanciers. On disait même que c’était "une faveur particulière du roi que de se voir condamné à une si belle prison". Les aristocrates y disposent de véritables appartements, avec domestiques et repas fins et reçoivent même parfois une pension du Roi.
Et puis il y a l'autre Bastille : celle des pauvres et des miséreux. Ils s'entassent en dessous et y subissent les mauvais traitements, les sévices et la torture. Car pour être libéré Le règlement exige que le prisonnier doit avoir « moyen de subsistance ». Ils passent donc des mois voire des années dans les soubassements inondés chaque hiver. Ces prisonniers ne bénéficient pas de couchage attitré mais juste d’un peu de paille qu’ils doivent acheter à prix d'or. Quelques uns se laissent mourir de faim, d'autres devenaient fous.
Quelques pensionnaires célèbres de la Bastille :
Le premier est le mystérieux "Masque de Fer". Cet homme arrive à la Bastille le 18 septembre 1698, le visage recouvert d'un masque de velours noir. Aucun garde ne peut avoir de rapport avec lui et il n’est servi que par une seule et unique personne et aucun garde ne peut voir son visage.
D’aucuns pensent qu’il est le frère jumeau de Louis XIV ou un de ses bâtards, pour d'autre le fils illégitime de Mazarin.
Il y décède à la Bastille en 1703 et est enterré sous un faux nom. À sa mort, on brûle intégralement son mobilier et on fond tous ses ustensiles.
Le second est Latude. Courtisan d'origine modeste, il n’a qu'un seul rêve, celui d’entrer à la cour. Pour parvenir à ses fins, il fait croire à qui veut bien l’entendre qu'un complot se trame contre la marquise de Pompadour. Mais la supercherie est découverte et le jeune homme embastillé. Il s’évade une première fois et profite de sa liberté pour écrire à la marquise en lui demandant grâce et en lui notifiant bien sa nouvelle adresse. Il est bien sur ré-interpellé et jeté aux oubliettes. Mais Latude ne perd pas espoir et organise minutieusement sa seconde évasion pendant 18 mois. L’évasion n’échoue pas mais il est rapidement repris. C'est finalement une simple mercière qui le fera libérer en obtenant sa grâce auprès du roi. Latude sera anobli et se verra verser une rente par le Roi jusqu’à la fin de sa vie après avoir passé 35 ans prison.
Nicolas Fouquet (intendant des finances de Louis XV), Bernard Palissy (céramiste de Catherine de Medicis), le marquis de Sade et Voltaire furent aussi les pensionnaires de la Bastille. On autorisa même un chimiste à poursuivre ses recherches sur la fabrication d'engins explosifs !
Dès 1784 les cahiers de doléances de la ville demandent sa destruction complète car, comme toute forteresse imposante, elle incarne aux yeux du peuple parisien le pouvoir tyrannique du roi.
le 14 juillet 1789 Les révolutionnaires (une troupe d’environ 1000 personnes) qui y cherchent de la poudre et des armes pour se défendre contre les troupes stationnées autour de Paris la prennent d'assaut.
Celle-ci n'étant défendue que par une poignée d’hommes la prise se fait quasiment sans heurts et on ne déplore qu’un seul mort. On y trouve d’ailleurs que sept prisonniers, tous de droit commun.
Le 16 juillet 1789 un entrepreneur privé, Palloy, abat l’édifice et la plus grande partie des pierres sert à construire le pont de la Concorde. Une petite partie des pierres restantes est même vendue en guise de souvenirs. Aulourd’hui on peut encore en voir quelques vestiges sur le quai de la Ligne 5 du métro parisien, à la station Bastille.
Depuis le 31 janvier 1879, le 14 juillet est une fête nationale. Toutefois, officiellement, cette fête nationale ne commémore pas la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération qui eut lieu un an plus tard, le 14 juillet 1790, sur l’esplanade du Champ-de-Mars.
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