
Biobble n h-17
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Chimiste
Inventeur du LSD
Born on 11/1/1906
at Baden (Switzerland)
Date created 14/3/2006
Last updated on 17/3/2006
Description de la drogue et de ses effets.
Cet article a pour but d'informer et de prévenir des risques liés à l'absorbtion de cette drogue, en aucun cas, il ne doit être compris comme une incitation à la consommation.
Le LSD est classifié comme produit stupéfiant. En France, l'acquisition, la possession, l'usage, la production, le transport et la cession (même gratuite) de stupéfiants sont prohibés par le Code de la Santé Publique et le Code Pénal.
Le LSD a été créé en 1938, par le chimiste Albert Hofmann, qui ne découvrira ses effets que quelques années plus tard, en 1943. Cette substance est le 25ème dérivé de l'acide lysergique provenant de l'ergot de seigle (LSD-25).
Les premiers tests contrôlés effectués sur l’homme ont lieu en 1947. Le professeur Arthur Stoll Jr, fils du dirigeant de Sandoz, pratique les premières expériences psychiatriques. Le LSD est testé sur des adultes sains et des patients schizophrènes. Stoll le testa également sur lui-même pour en décrire les effets. Pour qu’ils puissent mieux comprendre leurs patients, il conseilla aux psychiatres de vivre une psychose artificielle, en essayant le produit sur eux-mêmes, avant de l’utiliser sur leurs patients.
Le LSD est une drogue très simple à ingérer. Le plus couramment on la trouve sous forme liquide, une dose est déposée sur un carré en papier buvard décoré d’un dessin. Il suffit de l'avaler. Le LSD agit à très faible dose. Par rapport au poids d’une personne, on parle d’environ de 1 à 2 microgrammes par kilo. Mais les doses vendues peuvent être beaucoup plus fortes.
Les effets de la drogue apparaissent environ 30 minutes après l’absorption. Le « trip » dure environ une douzaine d’heures, on compte plus ou moins 5 heures de phase de montée du principe actif, une trentaine de minutes où les effets sont les plus intenses et environ 6 heures de phase descendante.
Les effets ressentis dépendent de la quantité de drogue ingérée. Les sensations sont également différentes suivant les personnes, leur physionomie et leur état d’esprit. On constate au niveau physique, une augmentation de l’énergie et du rythme cardiaque, mais aussi des nausées, des tremblements.
Au plan psychique, beaucoup d’émotions coexistent, la personne traverse différentes phases : de l'euphorie à l'anxiété, parfois même jusqu'à la panique ou la dépression…
Le LSD peut souvent provoquer des hallucinations, caractérisées par une distorsion du corps, des objets, des couleurs, des sons mais aussi du temps.
Même sans nouvelle prise de LSD, les hallucinations peuvent resurgir sous forme de remontées, des « flash-back », qui peuvent se produire même plusieurs années après une unique prise.
Le LSD peut aussi permettre une sorte « d’ouverture de l’esprit » chez certaines personnes, favorisant la création et la compréhension de l’art et de la musique.
Il faut noter que la réaction au LSD dépend de nombreux paramètres personnels, physiologiques et chimiques. De nombreux sujets sous l'emprise du LSD n'en ressentent aucun effet agréable, on parle alors de "bad trip" où certaines hallucinations peuvent être terrifiantes et les sensations très douloureuses.
Le sentiment d'oppression et la peur peuvent entraîner une perte de contrôle de soi-même, une dépersonnalisation, des phobies et conduire la personne à la folie, voir à adopter des comportements suicidaires. Ce sont les sentiments qui envahissent la personne et non pas la substance en elle-même, qui peuvent conduire à des accidents parfois mortels.
Le mécanisme biochimique exact du fonctionnement du LSD est encore inconnu. Mais on sait que le LSD ne conduit pas à une dépendance, car il ne produit pas de comportement de recherche compulsive de la substance. Par contre on constate l’apparition d’une tolérance au LSD en 5 jours de prises. Mais cette tolérance disparaît rapidement après quelques jours d'abstinence. La tolérance à une drogue se caractérise par le besoin de prendre des doses de plus en plus fortes pour atteindre l'état recherché, se qui conduit à s’intoxiquer.
Si jamais vous êtes en présence d’une personne qui a pris du LSD et qui est en train de vivre un « bad trip », rassurez la personne, emmenez là dans une pièce au calme et aérée, sans trop de lumière aggressive. Vous pouvez lui donner du sucre. Rappellez lui qu’elle a pris une substance dont les effets se dissiperont bientôt et qu’il ne faut pas s’inquièter. Pensez que l’alcool et les tranquilisants n’améliorent en rien l’état d’une personne sous LSD, au contraire ils ne peuvent qu’aggraver l’état de mal être dans lequel elle se trouve. Le LSD est un hallucinogène puissant, pensez toujours que la prise de LSD plonge la personne dans un état où sa conscience est modifiée. Empêchez la de prendre le volant. En cas de malaise, prévenez immédiatement un centre de secours, sinon votre responsabilité pourra être engagée pour non assistance à personne en danger.
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