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Docteur
Inventeur de l'homéopathie
Born on 10/4/1755
at Meissen (Saxe) (Germany)
Deceased on 1843
at Paris (France)
Author
Ronald Mary
Date created 30/1/2007
Last updated on 30/1/2007
Les bases de l'homéopathie
Les bases de l'Homéopathie repose sur un principe lié à deux fondements.
Le principe de « similitude » ou similia similibus curantur (en latin « les semblables sont soignés par les plus semblables ») : lorsqu’une lésion ou une maladie est provoquée, par exemple par, un « toxique » comme le venin d’abeille, on observe chez la personne une résultat sous la forme d’un œdème, une rougeur locale, et des douleurs brûlantes soulagées par le froid. Ce même produit, le venin d’abeille, préparé selon les techniques homéopathiques, soigne – et souvent guérit ! - un malade qui présente des lésions du même type. Ainsi, le médicament homéopathique nommé « Apis », préparé à partir de l'abeille entière, apaise les œdèmes rosés, chauds, soulagés par les applications froides, qu'ils soient infectieux (angines), rhumatismaux (arthrites), ou consécutifs à des piqûres d'insecte.
Le premier fondement de l’Homéopathie est l'« adaptation » : chaque traitement est adapté à chaque patient, quel que soit le nom de la maladie. Pour le médecin homéopathe, la recherche de la « totalité » des symptômes et des spécificités présentés par le patient est au centre de la méthode. Cette recherche individualisée explique la longueur du dialogue entre le médecin et le patient, car cette étape d'observation des symptômes est toujours menée de manière personnalisée.
Le deuxième fondement concerne la méthode de préparation du médicament homéopathique :
. d’abord, la dilution : à 1 CH (Centésimale Hahnemanienne), une goutte du médicament d'origine est diluée dans 99 gouttes d'eau ; puis, une goutte de cette dilution est incorporée à son tour dans 99 gouttes d’eau, on obtient ainsi un médicament à 2 CH ; puis, une goutte de ce mélange à 2 CH est incorporée à 99 gouttes d’eau, on obtient ainsi un médicament à 3 CH… et ainsi de suite pour des dilutions qui vont jusqu’à 15 à 30 CH, selon que le médecin voudra obtenir un effet rapide (avec les premières dilutions) ou plus profond (avec les hautes dilutions, à partir de 15 CH). De plus, les dilutions successives font à chaque étape l’objet d’une « dynamisation », un terme qui indique que pour obtenir un médicament actif, on procède à différentes « succussions », c’est à dire que la préparation est secouée selon un protocole précis à chaque étape de la dilution.
L’Homéopathie, qui repose sur des bases « non ordinaires » du point de vue de la pharmacologie « classique », est une pratique thérapeutique très contestée ; et ce, depuis sa « découverte » par Hahnemann – fin 18ième , début 19ième siècle -, autant dans ses grands principes, que dans la fabrication de ses médicaments ou son efficacité pourtant reconnue par de très nombreux patients depuis deux siècles. Un des principaux arguments des opposants se concentre, à l’aide des critères d’évaluation offerts par la seule méthode scientifique, sur un point précis : pour les dilutions hahnemaniennes, la probabilité de trouver encore une molécule du produit initial dans les dilutions successives va rapidement décroître, jusqu’à totalement disparaître, du point de vue bio-chimique, au delà d'une certaine dilution (12 CH). Ce n’est ni un avis, ni une opinion, c’est un simple constat.
En France, les opposants, appuyés par l'Académie de médecine, dénoncent une « méthode obsolète », figée depuis plus de deux cents ans et incapable de faire la preuve de son efficacité. En revanche, ]pour les partisans de l’Homéopathie, son efficacité est démontrée par les résultats obtenus sur les patients depuis tout ce temps, et qui ne peut raisonnablement pas correspondre à un résultat simplement statistique d’effet placebo, pour autant que la similitude est respectée, ce que semble démontrer de nombreuses études cliniques respectant l'individualisation. Et quand les premiers remettent en cause la fiabilité des études positives, les seconds contestent également les résultats obtenus par les études aux résultats négatifs. En clair : depuis environ deux siècles, deux conceptions s’affrontent, chacune développe des arguments, personne ne semble pouvoir se mettre d’accord… et pendant ce temps, des millions de patients se soignent, et beaucoup guérissent, avec l’Homéopathie : ce simple fait démontrent que, même si on ne sait toujours pas comment « fonctionne » l’Homéopathie, cette méthode thérapeutique donne tout de même des résultats probants… et ce, qu’on y croit ou qu’on n’y croit pas !
Affaire à suivre…