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Rembrandt

Peintre


Né le 15/7/1606
à Leyde (Hollande)
Décédé 4/10/1669
à Amsterdam (Hollande)

Crée le 9/5/2006
Modifiée le 10/5/2006

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La gravure à l’eau-forte

Description de la technique



La gravure à l’eau-forte

La technique de la gravure à l’eau-forte est apparue au début du XVIe siècle. La première réalisation à l'eau-forte a été réalisée en 1513 par le Suisse Urs Graf. C’est à l’adolescence que Rembrandt apprend la technique de la gravure à l’eau-forte avec Jacob van Swanenburgh. Au cours de sa vie, il a réalisé environ 300 gravures. Ces œuvres firent de lui un des plus grands graveurs du XVIIe siècle.

Comment opère-t-on une gravure à l'eau-forte?

Étape 1 : Le polissage

On commence une gravure en prenant une plaque de métal. Les gravures les plus anciennes étaient faites sur des plaques en fer. À l’époque de Rembrandt, les artistes utilisaient le cuivre, de nos jours on travaille toujours sur le cuivre et l’on utilise parfois le zinc. À l’aide d’une lime, on doit polir la plaque, jusqu’à ce qu’elle devienne parfaitement lisse et les bords parfois rugueux, doivent également être limés.

Étape 2 : La cire

Cette étape consiste à appliquer, avec un pinceau, un mélange de cire, de résine et d’asphalte sur la surface de la plaque. Cette mixture protégera la plaque de métal quand celle-ci sera plongée dans le bain d’acide.

Étape 3 : Le dessin

Une fois que la plaque a été recouverte de sa couche de protection et qu’elle est bien sèche, on peut commencer à dessiner. Il est très facile de dessiner sur la couche de cire grâce à une aiguille très pointue ayant la forme d’un crayon. Quand l’aiguille incise la couche de cire la plaque de métal en dessous est mise à jour.

Étape 4 : L’acide

Une fois que le dessin est terminé, le dos et les bords de la plaque sont recouverts avec un vernis qui résiste à l’acide (de la résine dissoute dans de l’alcool à brûler). Une fois cela fait, on peut enfin immerger la plaque dans un bain d’acide contenu dans un grand récipient plat. Le bain est un mélange d’acide nitrique, de chlorure de fer et d’acide chlorhydrique. L’acide dévorant tout ce qu’il touche il faut prendre gare à ne pas mettre sa peau en contact avec le liquide et donc de se munir d’une paire de gants en caoutchouc. La couche de cire protège la plaque contre l’acide qui dévore le métal là où il est exposé, c’est-à-dire là où l’on a dessiné. Plus le bain est long, plus les rainures seront profondes, donc il suffit de quelques minutes pour obtenir un bon résultat. Plus les rainures sont profondes plus les traits seront intenses sur le papier lors de l'impression.

Étape 5 : Le nettoyage

Après avoir laisser la plaque quelques minutes dans l’acide, il suffit de la sortir du bain et de la nettoyer. Le but est de retirer la couche de cire protectrice grâce à de la térébenthine et le vernis avec de l’alcool à brûler. C’est à cette étape qu’on découvre que les lignes qui forment le dessin sont devenues des rainures.

Étape 6 : L’encre

Quand toute la cire a été enlevée la plaque est recouverte avec de l’encre. La méthode la plus courante est d’utiliser un tampon. On utilise très souvent une sorte de petit sac de cuir (ressemblant à un coussin), mais on peut également se servir d’une petite spatule. L’encre s’étale beaucoup plus facilement si la plaque est chaude. Pour se faire on peut la poser quelques minutes sur un chauffe-plat. Ainsi l’encre deviendra moins épaisse et beaucoup plus fluide.

Étape 7 : Retrait de l’encre

La plaque est totalement recouverte d’encre, mais on ne se sert de cette encre que pour remplir les rainures qui forment le dessin. À cette étape, on retire l’encre à l’aide d’un chiffon doux. Lorsque que l’on passe le chiffon, il faut prendre gare à ne pas frotter trop fort ni trop longtemps afin d’être sûr qu’on retire l’encre de la plaque mais pas des rainures. Pour terminer il suffit de frotter la plaque avec la paume de sa main.

Étape 8 : Le papier

On humidifie alors une feuille de papier en la trempant dans un récipient contenant de l’eau. Si la feuille est humide, elle absorbe mieux l’encre.

Étape 9 : L’impression

La plaque de métal peut enfin être imprimée sur une feuille. Rembrandt utilisait une presse en papier, mais les presses modernes sont faites en fer moulé et en acier. La plaque est placée dans la presse avec le côté gravé vers le dessus. Pour protéger la plaque et la feuille de papier humide, on les recouvre avec une sorte de feutrine. La plaque, la feuille de papier et la protection en feutrine sont doucement pressées. La presse force l’encre à sortir des rainures et à se coller sur le papier. Lorsque l’on desserre la presse et qu’on retire la plaque, on voit qu’en quittant les rainures, l’encre a reproduit le dessin sur la feuille de papier.

La gravure est donc achevée. On peut alors faire une nouvelle impression en remettant de l'encre sur la plaque et en réitérant toutes les autres étapes qui suivent.

Rembrandt dessinait de magnifiques lignes et utilisait le noir sombre à la perfection. Lorsqu’il décidait d’appliquer des modifications sur une plaque, au lieu d’utiliser un bain d’acide, il se servait une aiguille avec laquelle il gravait directement dans le cuivre. Cette technique à aiguille sèche permettait d’obtenir des lignes noires et veloutées, créées par l’excédent de métal qui dépasse de la lame. Sa technique à aiguille sèche était extrêmement appréciée. Il a également utilisé le burin, qui dispose d’une extrémité en V permettant de creuser des lignes droites dans le métal. L’association de ces techniques lui a permis de développer des aspects et nuances.

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