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philosophe, scientifique, mathématicien,
diplomate, bibliothécaire et homme de loi allemand.
Born on 1/7/1646
at Leipzig (Germany)
Deceased on 14/11/1716
at Hanovre (Germany)
Author
BIOBBLE VIP - Ophélie Fautrel
Dedication
Reconnu comme le plus grand intellectuel d'Europe, et pensionné par plusieurs grandes cours (Pierre Le Grand en Russie, Charles VI en Autriche qui le fait Baron).
Comme philosophe, il s'est intéressé fort tôt à la scolastique et à la syllogistique. Il a conçu le projet d'une encyclopédie ou « bibliothèque universelle ».
Comme mathématicien, il a fait entrer les sciences dans la nouvelle ère de l'analyse différentio-intégrale.
Date created 28/8/2006
Last updated on 28/8/2006
| 1 July 1646 |
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Naissance du jeune Gottfried à Leipzig, au sein d’une Allemagne, qui sort à peine de la guerre de trente ans. Six ans plus tard, celle qui l’a mis au monde va mourir, il se retrouve orphelin de l’indispensable et nécessaire amour maternel… Il sera de facto élevé par son père, professeur de philosophie morale à l’Université de Leipzig.
| 1660 |
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Le jeune homme montre très rapidement des aptitudes exceptionnelles : si son père lui apprend rapidement à lire, il est en grande partie autodidacte et affirme avoir appris le latin par lui-même. Il connaît déjà la littérature grecque et latine, et a pour livres de chevet ceux de du grand Descartes. Il apprend la scolastique qui n’a bientôt plus de secret pour lui.
| 1663 |
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Il obtient brillamment son baccalauréat de philosophie ancienne, après avoir effectué ses études à l’Université de Leipzig, où il découvre aussi les mathématiques (d’ailleurs assez pauvrement enseignées) et le droit.
| 1666 |
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Le titre de docteur lui est refusé, eu égard à son (trop) jeune âge : il n’a que vingt ans !
Leibniz décide donc de quitter Leipzig et va étudier les mathématiques à Iéna, la jurisprudence à Altdorf et la chimie à Nuremberg. La même année, il est initié à la Rose-Croix, qui est un ordre chrétien relevant de la tradition ésotérique (qui influencera largement la future franc-maçonnerie).
| 1667 |
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Leibniz ne cherche pas un poste d’universitaire, malgré ses remarquables études et son importante érudition. Il rencontre le baron Von Boyneburg, et rentre à son service. Il sera dès lors initié à la pratique politique. Leibniz devient son assistant, son avocat, et son conseiller, ainsi qu’un véritable ami de la famille.
| 1670 |
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Il écrit un texte sur la sécurité de l’Allemagne et devient conseiller à la cour suprême de l’électorat de Mayence pour laquelle il est chargé d’améliorer le code civil.
| 1672 |
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Leibniz est envoyé en mission diplomatique auprès de Louis XIV : il doit le convaincre de conquérir l'Egypte, afin de l'empêcher d'attaquer l'Allemagne. Il séjourne quatre ans à Paris et se retrouve au centre d’un réseau d’échanges et de correspondances avec les savants de l’Europe entière, parmi lesquels on retrouve en particulier Huygens et Malebranche. Il se consacre aux mathématiques et laisse dans la capitale française son manuscrit sur la Quadrature arithmétique du cercle.
| 1 1672 |
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Il met au point une machine à calculer qui perfectionne celle de Pascal.
C’est aussi à Paris qu’il rédige sa découverte mathématique fondamentale : le calcul différentiel et intégral (nldr : nous ne nous étendrons pas ici sur le sujet : la rédactrice serait fort mal aise de vous l’expliquer correctement !)
| 1673 |
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En Angleterre il rencontre Oldenburg, secrétaire de la Royal Society, avec lequel il s’entretient de mathématiques. Il est élu à la Royal Society. Ses travaux sur le calcul infinitésimal l’amènent à élaborer une théorie analogue à celle de Newton, avec lequel il aura une longue querelle. Newton accuse Leibniz de plagiat. L’anglais serait parvenu aux mêmes résultats que Leibniz, des années avant. La Royal Society donnera son avis en faveur de Newton. Cependant, l’Histoire retient plutôt les notations symboliques de Leibniz…
| 1676 |
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Privé de protection allemande par la mort de Boyneburg et ne pouvant rester à Paris car sans pension d’ingénieur ni son entrée à l’Académie des Sciences de Paris, il devient bibliothécaire du duc de Brunswick-Lünebourg, à Hanovre, en Allemagne. Il restera à son service pendant près de quarante ans.
Il écrit alors la plupart de ses ouvrages philosophiques tout en s’occupant de politique (il soutient les droits des princes allemands dans l’Empire, publie le Droit des gens).
| 1680 |
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Il commence une Histoire de la maison de Brünswick, et a en projet une encyclopédie : il veut rassembler et vulgariser la culture scientifique.
« Il importe à la félicité du genre humain que soit fondée une Encyclopédie, c'est-à-dire une collection ordonnée de vérités suffisant, autant que faire se peut, à la déduction de toutes choses utiles. » Initia et specimina scientiae generalis, 1679-1680.
Malheureusement pour les générations à venir, ce projet restera une vue de l’esprit et ne verra jamais le jour.
| 1684 |
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Il publie dans les Acta Eruditorum un article sur les différentielles, et en 1686 celui sur les intégrales. Il continue à voyager à travers l’Europe, rencontre de grands savants. Parallèlement à ses activités politiques et diplomatiques, il s’occupe encore et toujours de mathématique, de physique et de religion.
| 1691 |
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Leibniz publie à Paris, dans le Journal des savants, un Essai de dynamique qui définit l'énergie et l'Action.
| 1699 |
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Il est admis à l’Académie des sciences de Paris, puis il travaille à fonder des sociétés savantes en Allemagne.
| 1700 |
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Il fonde, à Bandenburg, une Société des sciences, future Académie de Berlin, et propose à Pierre le Grand (tsar de son état) une société semblable avec un plan d’organisation culturelle.
| 1712 |
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Le tsar Pierre le Grand le nomme « conseiller intime de justice ».
| 1714 |
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L’Électeur de Hanovre monte sur le trône d’Angleterre devenant George Ier. Leibniz attendra vainement des princes qu’il servit naguère une nomination d’historien de la Cour ou un appui dans sa querelle avec Newton.
| 14 November 1716 |
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Une grande partie de son énergie est absorbée par sa querelle avec Newton. Il meurt dans une totale solitude à Hanovre. Seule l’Académie de Paris lui rend hommage (éloge de Fontenelle en 1717 : "Si M. Leibniz n'est pas, de son côté, aussi bien que M. Newton, l'inventeur du système des infiniment petits, il s'en faut infiniment peu."). Leibniz laissera au total 200 000 pages manuscrites.