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Carte de visite

Arthur Rimbaud

Biobble n h-15
2661
visites

Poète


Né 20/10/1854
à Charleville (France)
Décédé 10/11/1891
à Marseille (France)

Crée le 21/2/2006
Dernière modification le 17/3/2006

Interview

Interview vide

Famille

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Biographie

 REPERES HISTORIQUES

 

20 octobre 1854

Jean Nicolas Arthur Rimbaud naît à Charleville au 12, rue Napoléon aujourd'hui renommée « rue Bérégovoy ». Il est le deuxième fil de Vitalie Cuif et de Frédéric Rimbaud, capitaine d'armée en garnison à Mézières qui a participé à la campagne d'Algérie où il a gagné la légion d'honneur.

 

1860

Après des absences répétées, son père, transféré à la garnison de Cambrai, quitte définitivement la famille.
Vitalie s'occupe alors seule de ses quatre enfants, elle leur dispense une éducation stricte et sévère.

 

octobre 1861

Arthur fait sa rentrée scolaire à l'Institution Rossat, à Charleville, où il se fait rapidement remarquer par ses professeurs. En effet, il est extrêmement précoce et brillant. Il collectionne les prix d'excellence en littérature, version, thème et rédige déjà des poèmes, des élégies et des dialogues en latin.

Abolition de l'esclavage aux Etats-Unis

1865

Il intègre le collège de Charleville où il finit sa 6ème. Quelques uns de ses vers latins sont publiés dans le Moniteur de l'enseignement secondaire.

Ouverture du canal de Suez

juillet 1869

Il participe aux épreuves du concours général de composition latine sur le thème « Jugurtha », qu'il remporte haut la main. Le principal du collège M. Desdouets dit alors de lui : « Rien de banal ne germe dans cette tête, ce sera le génie du Mal ou le génie du Bien. »

Naissance de la IIIème République

1870

Georges Izambard devient son professeur de rhétorique.
Arthur et lui se lient d’amitié. Georges assouvit la boulimie de lecture d’Arthur en lui donnant accès à sa bibliothèque personnelle et le pousse dans ses aspirations poétiques.

 

2 janvier 1870

La « Revue pour tous » publie son premier poème « Les Étrennes des orphelins » écrit en 1869. Arthur se réclame alors du mouvement Parnassien, car c’est cette revue collective, « le Parnasse contemporain », qui l’initie à la poésie moderne.

 

24 mai 1870

Arthur envoie une lettre, à laquelle il joint plusieurs poèmes, à Théodore de Banville, représentant de ce mouvement. Il espère ainsi obtenir son appui auprès de l'éditeur Alphonse Lemerre.

 

29 août 1870

Il fugue pour la première fois. Il passe par Charleroi pour se rendre à Paris où il est jeté en prison car son billet de train n’est pas valide. Sur l’intervention de Georges il est libéré et se rend à Douai, chez les tantes de celui-ci où il rencontre le jeune poète Paul Demeny.

 

26 septembre 1870

Il revient à Charleville, accompagné de Georges puis refugue pour Charleroi (où tente de devenir journaliste), Bruxelles et Douai pour ne revenir à Charleville que fin octobre.

La Commune de Paris écrasée dans le sang

1871

La guerre fait rage. Le collège est réquisitionné pour servir d’hôpital et Arthur abandonne ses études.

 

25 février 1871

Arthur est à Paris. Il loge chez Théodore de Banville et commence à se détacher du mouvement Parnassien. En mai, il écrit ses deux lettres dites « du Voyant » dans lesquelles il exprime sa différence et rejette la « poésie subjective ». En août dans son poème « Ce qu'on dit au poète à propos de fleurs », il critique ouvertement la poétique de Théodore.

 

septembre 1871

Arthur refuse de retourner à l’école. Depuis août il correspond avec Paul Verlaine à qui il a envoyé quelques poèmes. Il s'installe pour un court moment chez les beaux-parents de Paul dont la femme est enceinte.
Commence alors avec son aîné une vie de scandales et de vagabondage, ponctuée par des soirées tumultueuses et alcoolisées au Cercle des poètes Zutiques.

 

mars 1872

L'amitié particulière qui lie ces deux hommes, menaçant le ménage de Paul, précipite sans doute le départ d’Arthur. Il est hébergé par Charles Cros puis par Théodore. Fin 1871 il loue un appartement avec Forain, devenu son ami le plus proche. Suite à une altercation avec un photographe au dîner des "Vilains Bonshommes", il est rejeté par le milieu littéraire parisien. Début avril, il part pour Charleville mais revient à Paris en mai pour reprendre sa vie de débauche.

 

juillet 1872

Il quitte Paris pour Bruxelles entraînant Paul avec lui. Le 7 septembre, ils gagnent l'Angleterre par bateau. Leur relation est faite de disputes, de séparations et de retrouvailles.

 

1873

Paul quitte brusquement Arthur. Il veut rejoindre sa femme et être prêt à se tirer une balle dans la tête si elle ne l’accepte pas.
Arthur le rejoint dans l’hôtel où il loge à Bruxelles. Alors qu’il lui annonce qu’il va le quitter, Paul, ivre, lui tire dessus à deux reprises et le blesse légèrement au poignet. Paul condamné à deux ans de prison et incarcéré à Mons. Arthur rejoint la ferme familiale où il écrit « Une saison en Enfer ».

 

octobre 1873

Arthur dépose un exemplaire d’ « Une saison en enfer » pour Paul à la prison de Bruxelles et gagne Paris où il se lie avec Germain Nouveau.

 

mars 1874

Ils partent pour Londres où ils donnent des leçons de français. En juin Germain rentre à Paris. Arthur est très déprimé, il écrit à sa famille et reçoit, en juillet, la visite de sa mère et de sa soeur.

 

31 juillet 1874

Il quitte Londres pour Scarborough où il a trouvé un emploi. Fin décembre il revient à Charleville.
Pendant quatre ans il va errer, le plus souvent à pied, à travers toute l'Europe.

Inauguration du premier central téléphonique

octobre 1878

L’aventure commence pour Arthur. Il quitte la France et ses salons et s’embarque pour Alexandrie. Le 16 décembre, il est à Chypre. Il visite le Yémen, l’Érythrée, Djibouti et l’Éthiopie. Il dérive… se perd deux années durant.

Le 14 juillet est déclaré fête nationale

mars 1880

Il regagne Chypre. En juillet, il quitte Alexandrie pour Aden au Yemen. Le 7 août, il est engagé par Alfred Bardey comme contremaître des trieuses de café.
En décembre il débarque à Harrar en Abyssinie ou la situation est instable.

Loi sur la liberté de la presse

mai 1881

Arthur contracte la syphilis. Son état de santé s’étant fortement dégradé, il revient à Aden en décembre.
En janvier il a le projet d'écrire un ouvrage sur le Harrar, la cité aux 99 minarets, et les Callas. C’est alors à sa famille et à son ami Delahaye qu’il demande de lui procurer tout ce dont il a besoin et notamment un appareil photo.

Mise en service de l'Orient-Express

30 avril 1883

Il revient à Harrar et organise ses expéditions en Ogadine.
Sept mois plus tard, il signe un "Rapport sur l'Ogadine" qu’Alfred Bardey présentera à la Société de Géographie qui le publiera en février 1884.

Reconnaissance officielle des syndicats

janvier 1884

Arthur revient à Aden pour y recevoir son congé, la société d’Alfred ayant fait faillite. Devant son désarroi, Alfred décide de le réengager pour 6 mois.

 

juin 1884

Il s’associe avec Pierre Labatut, négociant et trafiquant d'armes pour le roi du Choa : Menelik II.

Pasteur soigne la rage

octobre 1885

Il monte une expédition pour aller vendre des armes à Menelik. Le 3 décembre, il arrive à Tadjoura. Son séjour s'y prolonge considérablement et Labatut, atteint d'un cancer, l’abandonne pour rentrer en France. Comble de malchance, Menelik s'est procuré des armes plus perfectionnées et lui réclame de l'argent. Arthur est contraint de lui céder son matériel pour presque rien.

Première apparition de Sherlock Holmes

août 1887

Il est au Caire, il renonce au commerce des armes et tente vainement d’être reporter pour des journaux français. Il à également le projet d'établir un comptoir commercial français.

Van Gogh se mutile l'oreille

mars 1888

Il installe son comptoir dans lequel il est associé avec César Tian, un négociant à Harar. Devenu boutiquier, il vend de la quincaillerie et fait du troc. Parallèlement, les quotidiens français commencent à s’intéresser à lui et quelques uns de ses poèmes sont publiés.

 

1891

Il tombe malade au début de l'année. Il souffre du genou droit et pense et pense d’abord à une crise de rhumatisme.
En avril, il se fait hospitaliser à Aden. Une synovite à un stade avancé étant déclarée, les médecins parlent de lui couper la jambe.

 

mai 1891

Il ferme l'agence et se fait rapatrier à Marseille où il est hospitalisé à la Conception. Le 27 mai l’ampute de la jambe droite. Le 23 juillet, il rejoint Roche mais dès le mois d’août, il doit revenir à Marseille car son cancer s’est généralisé.

 

10 novembre 1891

Arthur meurt à 10 heures, sa soeur Isabelle est auprès de lui dans ses derniers instants.
Ses obsèques sont célébrées le 14 novembre à Charleville.

Album photo

 

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