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Paris -
France
Né le 12/1/1628
Décédé 16/5/1703
à Paris (France)
Rédacteur
Gaëlle Magnier
Crée le 6/8/2009
Modifiée le 7/8/2009
| 12 janvier 1628 - 1651 |
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Tout commence par « il était une fois »… Paris, 12 janvier 1628. Paquette Le Clerc accouche dans la douleur de deux fils. Tout est rouge autour. Le sang, la chaleur qui se dégage des corps monte au visage. Odeur de sueur, de nouveauté. Le sang, écarlate… Toute sa vie sera hantée par ce sang.
Cadet d’une famille de sept enfants, autant de bouches à nourrir, le petit Charles passe ses premiers mois aux côtés de maman, de papa et, surtout, de François. François, son double parfait, son miroir naturel. François, celui qui sera et restera son âme-sœur la plus élémentaire. François qui décède à l’âge de six mois. Charles ne sait pas, ne connait pas ou ne semble pas connaître la douleur de la mort. Pourtant, l’absence subsiste… cruelle et violente à chaque instant.
Charles grandit dans l’ombre de cette famille imposante. Il va à l’école, au collège de Beauvais. Le jeune garçon s’éprend de la littérature, cette femme souvent sage, parfois lubrique. Il dévore les pages des manuscrits, il pille toute l’œuvre universelle pour étancher sa soif de connaissances. Auteurs sacrés, auteurs profanes, Eglise, Bible, religion. Il jette ses premières traductions sur le papier, il transcrit l’Enéide au mode burlesque, il se plait dans ses mots, il forge son style de façon précoce… Virgile, Horace, Tertullien.
| 1651 - 1672 |
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1651. Le petit Charles a bien grandi. Il s’est forgé une destinée. Il veut plaider et défendre. Il est reçu avocat. Mais rapidement lassé par cette robe imposante et bouffonnante, il décide de suivre un autre chemin. Il sera commis chez son frère Pierre, dans la finance. La finance… Les Lettres semblent loin désormais, comme autant de feuilles de papier qui s’envolent au vent.
Nouveau retournement. Sa passion le rattrape. Charles revient à ses premiers amours. Bras droit de Colbert, il s’occupe de la politique artistique et culturelle que le souverain Louis XIV a décidé de promulguer. Secrétaire de séance à la petite Académie puis contrôleur général de la Surintendance des bâtiments du roi. Charles forge sa place dans le jalon du roi.
L’Académie. 1671. C’est là que Charles va combattre, de nouveau. S’asseoir. Se défendre. Attaquer. Boileau. La Querelle. Lui, le Moderne qui cherche à promouvoir la littérature et les œuvres de son siècle. Eux, les Anciens qui pensent que l’Antiquité seule est la source sublime de toute chose, de tout écrit. La plume est une arme redoutable, les mots sont autant de blessures infligées. Ou subies.
De nouveau, son âme-sœur disparaît. Marie Guichon, épousée en 1672, mère de ses quatre enfants, décède. Le sang. Encore.
| 1660 - 1697 |
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Perrault restera célèbre pour des écrits. D’abord il y a La métamorphose d’Orante (1661), le Dialogue de l’Amour et de l’Amitié (1660). Si sa plume a été l’outil étrange d’une bataille, elle sera celui des récits plus enjolivés, enfantins. Charles devient le père des Histoires ou Contes du temps passé (1695). En vers, Grisélidis, Peau d’âne. En, prose, Cendrillon, la Barbe bleue. Autant de personnages déchus, humiliés, combattifs qui deviennent le reflet de son moi, à travers leurs aventures…
Pierre Darmancour. Voici le nom donné à l’auteur de ces contes. Pour éviter une nouvelle vague de querelle, Charles publie son recueil sous le nom de son propre fils. Les salons s’ouvrent à lui, les Dames de qualités s’échangent ces petits récits avec délectation. Héritage populaire, issu des veillées au coin du feu, informations récoltées, colportées. Charles s’inspire de tout ce qui l’entoure, mêlant à la souplesse de ses vers ou de sa prose, le charme de l’ancien et les détails de la société qui l’entoure. Se vouloir moraliste, pour les enfants, pour les jeunes adultes qui se régalent de ses mots. Il n’a pas choisi son public. Le public le choisit, lui, homme qui a perdu une partie de lui-même, homme qui se cherche à travers les miroirs, les jumeaux, les phrases et les groupes nominaux redoublés.
| avril 1703 - mai 1703 |
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En 1703, ses forces le quittent. Doucement, il s’éloigne de la vie mondaine. Un an auparavant, il a dédié une œuvre pour le roi de Suède. Maintenant, il est épuisé. Il fait une dernière apparition le 30 avril à l’Académie. Dans la nuit du 15 au 16 mai, le sang ne s’écoule plus dans ses veines. La chaleur s’éloigne de son corps. Il meurt en sa maison sur les fossés de l'Estrapade. Il est inhumé à l’église Saint-Benoît, le 17. Sa paroisse.
François… Marie… Charles.
Quelques unes de mes oeuvres... _ Les amours de la règle et du compas |
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Les contes de fées de Monsieur Perrault : recette La biographie de Charles Perrault met en évidence un goût particulièrement prononcé pour les mots, les phrases et l’humour galant. Auteur moderne, auteur controversé, il a su établir un lien particuli... |
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Je suis le père de ce personnage. Une petite fille très jolie qui rencontre le loup et se fait dévorer. | |
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J'aurais pu rendre mes Contes plus agréables en y mêlant certaines choses un peu libres dont on a accoutumé de les égayer; mais le désir de plaire ne m'a jamais assez tenté pour violer une loi que je me suis imposée de ne rien écrire qui pût blesser ou la pudeur ou la bienséance. ( extrait de la Préface des Contes)
Tout est beau dans ce que l'on aime, Tout ce qu'on aime a de l'esprit (extrait d'une moralité de Riquet à la houppe)
Si une bonne fée vous proposait d’exaucer un seul vœu quel serait il ?
Je suis le créateur de la fée. C'est moi qui exauce son voeu...
Où trouvez-vous votre inspiration ?
Dans les Salons mondains, au coeur de la littérature précieuse, dans les légendes racontées au coin du feu.