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Carte de visite

Valérie Lachaize

Biobble n 2007-183
1803
visites

années heureuses : 1961-1980
années galères ; 1981-2000


Né 11/12/1961
à Paris 14ème (France)
http://pignard-lachaize.ifrance.com
http://gw.geneanet.org/elianepignard

Rédacteur
Eliane Lachaize

Dédicace
A ma fille Aurélie,

Crée le 12/10/2007
Dernière modification le 15/7/2008

Interview

> Interview universelle

Quel est votre meilleur souvenir d’enfance ?
les week-ends à la campagne chez ma grand-mère

Quel est l’événement qui a le plus marqué votre époque (génération) ?
l'attentat contre les tours de New-York. J'avais du mal à croire que c'était vrai..

Quelle grande cause soutenez-vous ou aimeriez-vous soutenir ?
la cause animale

Quelle est votre saison préférée ?
l'automne

De quel endroit voudriez-vous être le fantôme ?
Versailles

Pour vous, l’enfer sur terre « c’est… »
la pollution, surtout automobile !

Quel est votre rêve le plus fou ?
faire le tour du monde

Quel est votre chanteur ou chanson favorite ?
Usher

Qu’est-ce qui n’existe plus et qui vous manque ?
ce qui me manque le plus : ma fille

Quelle est votre boisson favorite ?
le champagne

Famille

Léon Gosnet
Autre
un grand oncle du coté paternel de ma mère

Daniel Lachaize
Mon Père

Eliane Lachaize
Ma Mère

Eliane Pignard
Autre
mes arrières grands parents paternels

Arthur Pignard
Autre
la famille paternelle de ma mère

Edgar Renoux
Autre
un "cousin" du coté de ma mère

Biographie

 REPERES HISTORIQUES

Le premier homme dans l'espace

1961 - 1961

Alors que le soviétique Youri Gagarine est le 1er homme à faire le tour de la terre, j'arrive sur cette planète dans une clinique du 14ème arrondissement de Paris, une quinzaine de jours avant la date prévue. C'est une fille et cela n'arrange pas les affaires de mes parents, car mon père voulait un garçon.

Pour les consoler, pendant les années de turbulence de mon adolescence, je leur en ferai voir de toutes les couleurs et ils pourront apprécier l'idée qu'entre une fille et un garçon il n'y a plus guère de différence de comportement.

Mort de Marilyn Monroe

1962 - 1963

Peu de souvenirs de ma petite enfance à Bagneux, entourée de dessins et de tableaux réalisés par ma mère. Ma chambre est remplie de Mickey, Sylvestre, Titi, gros Minet et les autres.

Très vite, je suis confiée la journée aux bons soins d'une nounou et mes parents me reprennent le soir en rentrant du travail.

Les week-ends chez ma grand-mère paternelle en Seine-et-Marne sont joyeux entourée de mes cousins, de nos parents, des copains-copines d'enfance de mon père et de ma tante (sa soeur).. Il règnait une ambiance amicale, autour de grandes tablées, jusqu'au décès accidentel en 1969 de mon oncle, en plongée sous-marine, pendant des vacances en Corse, ce qui allait bouleverser notre vie.

Discours de Martin Luther King

juin 1963 - juin 1963

Première et unique visite chez mes grands-parents maternels dans leur commerce à Courbevoie. Je reste émerveillée devant les étalages de fruits et légumes, les lourds sacs remplis de haricots, pois cassés, lentilles, de toutes les couleurs. Je peux jouer à la marchande pour de vrai. Nous n'y retournerons jamais, le quartier ayant été exproprié puis rasé en vue de la construction des tours orgueilleuses de la Défense du nouveau centre des affaires.

 

1964 - 1965

Je goûte à mes premières vacances au soleil, au bord de mer que je découvre en Espagne. Logement en location, les pieds dans l'eau avec la famille.

C'est encore l'époque des jours heureux, l'ambiance est au délire et aux grandes parties de rigolade, car leurs meilleurs amis, avec leurs trois enfants, leur mamy et leur papy, sont venus les réjoindre et font du camping sur un terrain tout proche. Restos et plage, sont les occupations principales.

Comme je suis la plus jeune de cette bande d'enfants et d'adolescents, je suis la petite chouchoute super-gâtée.

A cette époque mon père possède une voiture sport rouge, ce qui lui vaut d'être souvent arrêté par les gendarmes. Fouilles systématiques et approfondies à la frontière, et comprenne qui pourra, car mon oncle avec sa DS19 n'est jamais fouillé ! Mon père a-t-il une sale tête ?

Assassinat de Malcom X

1965

L'école maternelle de Bagneux ne me laisse pas de grands souvenirs à l'exception d'une fête où je suis costumée en Bretonne avec une grande coiffe. J'ai du y apprendre l'alphabet, à compter, à dessiner.

Cette année là, maman a trouvé un petit chat tout blanc, qu'elle a ramené à la maison, mais mon père n'en voulait pas car il n'aimait pas les chats mais les chiens. Pour mon grand bonheur, elle n'a pas cédé, il devenait ainsi mon meilleur compagnon de jeu, jusqu'au jour où il est tombé du 4ème étage en voulant attraper les moineaux qui nichaient dans le lierre.

Il y en aura d'autres, un blanc et noir, puis des gris et enfin des tigrés, tous abandonnés. Ils s'appeleront Moumoune, Poupou, Zoé, Pépé, Max, sweety, Maya. Après, mon père ne pouvait plus s'en passer. Comme quoi, ma mère a bien fait d'insister ..!

dernier concert des Beatles

1966 - 1966

J'ai adoré ma grand-mère paternelle, car elle cédait à tous nos caprices d'enfants. Mes cousins et moi, vidions son buffet de toutes ses casseroles, assiettes, ustensiles.. et installions une cabane sous la table de sa salle à manger.
Nous y passions des heures à jouer à la dinette pendant que nos parents prenaient l'apéritif ou déjeunaient avec leurs amis, bavardant l'été dans le jardin tout proche ou au coin d'un feu de bois l'hiver.

Mort du Che

1967 - 1967

Très jeune, je devais avoir 6/7 ans, ma mère m'a fait découvrir l'équitation au club hippique de Courpalay en Seine-et-Marne où elle ira, tous les dimanches matin, pendant quelques années faire du manège et des petites promenades équestres dans la forêt toute proche.

Lors de ma première leçon d'équitation, et contre toute attente, le cheval s'est mis au galop. Ma mère était verte de peur et l'assistance clouée sur place. Par miracle, je ne suis pas tombée et, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, j'ai été prise de passion pour ce sport que j'ai ensuite pratiqué assidument.

Quelques années plus tard j'allais effectuer de nombreuses randonnées, ce qui me ménera sur des chemins ensoleillés de France, pique-niquant en plein-air et couchant souvent dans des granges. J'ai connu ainsi la vie rude du cavalier.

Assassinat de Martin Luther King

mai 1968 - mai 1968

Pendant les grandes grèves et évènements graves de ce printemps plutôt explosif en Région Parisienne, mes parents quittèrent Bagneux pour venir habiter à Massy dans l'Essonne où l'usine qui employait ma mère se réinstallait après son expropriation de Montrouge. Pour ma mère, pas de grève.

Par contre, l'entreprise où travaillait mon père, à Issy-les-Moulineaux, était en black-out total et celui-ci ne reprendra son travail que trois mois plus tard mi-Aout.

Inscrite à l'école publique de Massy, black-blanc-beur, de cette ville dortoir où s'entasseront les immigrés, mon père jouait à la nounou, me déposant à l'école, venant me rechercher, m'apprenant à faire du vélo en attendant la fin des grèves.

Je n'y resterai que quelques mois.

Cette année là, il n'y aura pas de vacances au bord de mer, les grèves n'ayant pas arrangé les finances paternelles.

Premier pas sur la Lune

août 1969 - 1969

Le décès brutal de mon oncle allait chambouler l'équilibre familial. Non seulement celui de ma tante, et de ses deux enfants, mais aussi celui de notre foyer car mon père allait remplacer, du jour au lendemain, son beau-frère dans le commerce que celui-ci tenait à Paris, du moins le temps que sa soeur reprenne le dessus.

Ma tante était complètement effondrée car, à son chagrin, s'ajoutait la peur du lendemain se sentant incapable de gérer seule la laverie-teinturerie que son mari exploitait et qui appartenait, en réalité, au père de celui-ci.

Ce qui était sensé ne durer que quelques mois, s'éternisera pendant trois ans jusqu'au rachat du commerce par le restaurant voisin "Le Dôme" qui envisageait son agrandissement. Années que j'allais passer en pension car mes parents rentraient trop tard le soir pour s'occuper de mes devoirs.

 

septembre 1969 - 1975

C'est un château au-milieu d'un grand parc, où je ferai connaissance avec les bonnes soeurs, l'uniforme, la prière du matin, le catéchisme, la messe, le réfectoire, l'eau froide, la chambrée d'une dizaine d'élèves,la danse classique, le piano, les copines et la vie en communauté, ce qui me changeait de mon statut de fille unique.

Je m'y ferai une très bonne amie, avec qui je partirai plusieurs fois en vacances en Savoie dans la ferme de ses grands-parents, puis je ne l'ai plus revue.

Je connaitrai les classes de neige, le ski, les étoiles vite acquises, et quelques frayeurs dues à mon indiscipline notoire, accrochée dans le vide au remonte pente.

Au cours d'un stage de spéléo, discipline guère appréciée, je me ferai deux bonnes amies et je passerai, chez leurs parents, plusieurs étés de suite dans le midi, le pays des cigales. Fous rires garantis. Indiscipline assurée.

 

1972 - 1972

Je fais ma 1ère communion puis je suis renvoyée de cet établissement après plusieurs années scolaires sans éclat particulier. Ni bonne ni mauvaise élève, la moyenne.

Pour expliquer mes larmes, (dont je ne me rappelle pas le motif) j'avais raconté aux bonnes soeurs que ma grand-mère était morte pendant le week-end, ce qui était faux. Elles avaient organisé une messe à la mémoire de la défunte, office auquel j'ai assisté.

Aussi, ont-elles été outrées lorsqu'elles ont appris de la bouche de ma mère car elles lui présentèrent leurs condoléances, que c'était un mensonge.

Elles affirmeront quelques mois plus tard "qu'il était souhaitable que je change d'établissement, cette pension m'étant devenue trop familière".

Il est vrai que ce n'était pas ma première bêtise.

Découverte de Lucy

septembre 1974 - 1974

A la rentrée scolaire suivante, en 6ème, je suis externe, dans une école-catholique de Bourg-la-Reine.

Quatre années plus tard, "Victime" de ma passion pour les chevaux, je serai renvoyée pour avoir séché les cours pour me rendre, la journée complète, au Salon du cheval qui se tenait à la Porte-de- Versailles.

Il faut dire que cette fugue c'était mal terminée m'étant retrouvée, en pleine nuit, à l'Hôpital du Petit-Clamart.

Mes parents ont passé une nuit blanche à ma recherche, entre l'école, le commissariat de police et l'hôpital. Comme cette affaire a fait grand bruit au sein de l'école, les bonnes soeurs comme les professeurs, contrariés par l'enquête de la police , n'ont guère apprécié cette escapade non programmée.

J'étais soit-disant "capable de toutes les expériences, même les plus dangereuses". Elles n'avaient d'ailleurs peut-être pas tort, j'étais en pleine rebellion, indisciplinée, un peu meneuse, curieuse de tout.

Vote de la Loi Veil

1975 - 1975

Changements dans la famille. Ma tante parle de se remarier, la teinturerie qu'elle exploitait avec mon père ferme. Ma mère a repris ses études pour deux ans et se lance dans l'informatique en sus de son emploi habituel.

Mon père doit retrouver un job. Il travaille quelque temps dans l'entreprise de ma mère pour installer un ligne de confisage de marrons glacés. Cependant, après une altercation avec son patron, il est à nouveau sans travail. Il est vrai qu'il n'a plus l'habitude d'être commandé.

Première cérémonie des Césars

janvier 1976 - janvier 1976

Il reprend un commerce de gros en boissons et fuel, dont il est le gérant, à Rozay dans le village où habite ma grand-mère. Il ne rentre plus à la maison à Massy qu'un soir sur deux.

Ma mère est occupée, le soir, par ses cours et assure, aussi, la comptabilité de mon père. Elle participe à quelques séminaires en province et s'absente deux/trois jours.

Mon père est relax, ma mère super débordée.

Bref, la tension monte à la maison, que je mets sur le compte de cette situation un peu exceptionnelle.

 

juillet 1976 - juillet 1976

Je vais sur mes quinze ans. Avec ma mère nous organisons une fête dans le jardin de notre maison de Rozay située à la sortie du bourg. J'invite tous mes copains et Sydney mon cousin, sauf Théo mon petit ami car il vient de draguer ma meilleure copine Sophie.

Mes parents feront connaissance avec Jean-François et Dominique, des jumeaux aussi différents que le jour et la nuit, Thierry, Laurent ... c'est-à-dire tous ceux que je côtoie régulièrement pendant les week-ends. Les garçons se défieront dans des matchs de ping-pong, d'autres vont se plonger dans des bandes dessinées, mais tous apprécieront coca, jus de fruit, gâteaux à volonté. Mon père a même offert le champagne. Il fait très chaud, la fête est réussie.

 

août 1976 - août 1976

Jean-François vient de réussir son permis de conduire. Il remplacera le chauffeur habituel de mon père parti en congé. Comme ses parents sont en vacances en province, il va demeurer chez nous pendant tout le mois. Il est amoureux de moi. Mais moi, je n'oublie pas Théo.

Inauguration de Beaubourg

août 1977 - août 1977

Mon père fait faillitte avec des problèmes financiers importants.

Mon cousin Sydney et ses copains partent camper sur la Côte-d'Azur et je suis contrariée de ne pas pouvoir partir avec eux.

Décès de Jacques Brel

avril 1978 - avril 1978

Recherche d'une autre école privée en pleine vacances de Pâques. Pas facile.

Je suis inscrite sans trop de difficultés, en première, au Cours Charles-Péguy d'Antony, grâce à mon carnet scolaire correct sauf en maths. Mon bulletin d'orientation laissait envisager que je suis capable de passer un bac littéraire.

J'allais me plaire dans cette grande bâtisse d'aspect un peu vieillot avec des professeurs beaucoup plus décontractés que les soeurs. J'appréciais mes nouveaux copains de classe. Etienne, flirt assuré, plus car affinités, suivis d'ennuis pas programmés, séjour en clinique.

Ce cours-privé, onéreux, est le refuge de tous les cancres de bonne famille des alentours. J'y croiserai le fils du patron de ma mère qui échouait, année après année, à tous ses examens, y compris au baccalauréat. Moi-aussi, d'ailleurs, l'année suivante, car je ne travaille pas suffisamment, préoccupée par d'autres perspectives plus réjouissantes. La vie est belle.

 

juillet 1978 - 1980

Filles et garçons nous recherchons des jobs d'été. Je serai recrutée au mois de juillet dans l'entreprise de ma mère le temps de la saison des fruits. Seule entreprise sur Massy à offrir des emplois saisonniers. Rien de bien passionnant car les filles sont postées sur les lignes de dénoyautage et conditionnement des cerises et les garçons assurent le déchargement des camions.

Pour tous, cela contribue au financement de nos vacances d'Août. Si le travail est rebutant et répétitif, par contre l'ambiance est joyeuse car je retrouve mes cousins, mes copains de Seine-et-Marne, des camarades d'Antony à qui j'ai passé le filon. Cela a le mérite, en-outre, de nous faire découvrir les difficultés de la condition ouvrière. Rien de bien réjouissant. Cela devrait nous motiver pour continuer nos études.

Une femme à l'Académie française

1980 - 1980

J'obtiens du premier coup mon permis de conduire, les leçons m'ayant été offertes par mes parents pour mes 18 ans. Huit jours après, je renverse une femme sur un trottoir alors que je conduisais la voiture d'un copain. C'est une greffière du Tribunal d'Antony qui porte plainte, car je me suis éclipsée. Ce sera ma première parution devant les Tribunaux et pas la dernière. Ma mère s'est chargé du dossier avec un avocat de sa connaissance et je n'ai pas été inquiétée.

 

juin 1980 - décembre 1980

Je suis reçue, sur examen, à l'Ecole des Cadres de Neuilly, en section publicité., alors que j'aurai préféré redoubler ma terminale à Antony pour obtenir mon bac. Mauvais choix car je ne me plairai pas dans cet établissement trop huppé. Dans les amphis, je me sens perdue.

Après mon job d'été traditionnel, je partirai, en août, camper sur la Côte d'Azur avec mon amie Christine. Découverte d'un autre monde et de la liberté.

à suivre

Album photo

 

Dossiers

1980-1990
années galères

1994-2008
ma fille me manque

Biobbles favorites

Léon Gosnet
un grand oncle coté de mes grands parents maternels

Daniel Lachaize
biographie de ma famille paternelle

Eliane Lachaize
ma mère,

Arthur Pignard
mon arrière arrière grand-père maternel, et la guerre de 14-18

Eliane Pignard
mon arrière grand-père maternel, mes grands parents maternels, période 1885-1960

Edgar Renoux

Livre d'or

Alexandre Jardel
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