Biobble n 2007-182
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de l'agriculture à la légion d'honneur 1914/1918
France
Né 22/6/1877
à Planches (orne) (France)
Décédé 29/1/1951
à Saint-Pierre-des-Loges (Orne) (France)
http://pignard-lachaize.ifrance.com
http://gw.geneanet.org/elianepignard
Rédacteur
Eliane Lachaize
Dédicace
hommage à mon cousin
Crée le 12/10/2007
Dernière modification le 15/7/2008
Interview vide
Eliane Lachaize
Ma Nièce
Valérie Lachaize
Autre
ma petite nièce
Daniel Lachaize
Autre
belle famille de ma nièce
Eliane Pignard
Ma Soeur
biographie de ma soeur et mon beau-frère
Arthur Pignard
Autre
belle famille de ma soeur
REPERES HISTORIQUES
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22 juin 1877 Léon Gosnet voit le jour à Planches, petite ville de la Basse Normandie. Assez grand pour l'époque, 1m73, Léon avait les yeux bleus, les cheveux chatain-clair, comme tous ses parents avant lui. Fils, petit-fils, arrière-petit-fils de Normands, tisserands dès la première heure, devenus agriculteurs, installés dans le Perche ceci depuis la nuit des temps, celle des vikings qui remontaient les fleuves, bien avant l'époque des Anglais et des guerres incessantes qui mettaient à feu et à sang les campagnes normandes, brûlant les récoltes, les maisons, tuant les animaux et les hommes. |
Le 14 juillet est déclaré fête nationale |
1880 Comme tous ses ancêtres depuis au moins le 17ème siècle, son père Emile était originaire de St-Martin-du-Vieux-Bellême (Orne). Cultivateur, il était venu s'installer à Planches, un bourg important, peu de temps après son mariage en 1875 avec Victorine Lebrec, couturière, originaire de cette ville. |
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1887 Fils d'agriculteur, il allait pratiquer, très jeune, les travaux des champs : semailles, foins, moissons, battages, ramassage des pommes, rien ne lui sera épargné, maniant la fourche et le fléau. Il appréciait tout particulièrement le mois de juillet, ses ciels bleus couleur dragée, sous le feu du soleil d'été, les longues soirées si douces, le parfum des roses grimpant le long de la façade de la ferme, l'odeur du chevrefeuille ou des foins étendus dans les prés. |
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1889 Le matin il fallait se lever tôt, et dès qu'il eu six ans il parcourait plusieurs kilomètres à pied pour aller à l'école qui désormais était obligatoire. Il voulait savoir lire. |
Clément Ader réussit à voler |
1890 C'était l'époque où l'on allait à la messe le dimanche. Il fallait atteler le cheval à la carriole pour emmener toute la famille. Messes chantées, mois de Marie, processions, chemins de croix, confessions, communions, vêpres, jeûnes, génuflexions, dans l'odeur de buis, d'encens, de fleurs fraîches et fanées, car les obligations de l'Eglise ne rebutaient personne. |
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1891 Dans le village, outre l'école et la Mairie, on rencontrait de nombreux artisans : cafetier/épicier, bourrelier, cordonnier, charron, tonnelier, tisserand, couturière, sabotier, forgeron et surtout un maréchal-ferrant, car le bruit attirait le regard de tous les enfants surtout lorsque le cheval se montrait rétif en hennissant furieusement. Ces artisans allaient bientôt tous disparaitre. |
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1897 Léon aimait l'histoire, s'étonnait de la défaite de 1870 et de l'image de Napoléon III fait prisonnier à Sedan. Il écoutait le maitre d'école évoquer la nécessité de reprendre l'Alsace et la Lorraine aux Allemands, retrouver les mines de fer indispensables aux forges et à l'industrialisation qui se profilait à l'horizon du nouveau siècle. |
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novembre 1898 Ce furent des années heureuses jusqu'à son certificat d'étude qu'il obtiendra à l'âge de 12 ans et la vie s'écoulera ainsi jusqu'à son départ pour le service militaire. Il sera promu soldat de première classe, matricule 9199, au 101ème Régiment d'Infanterie d'Alençon dès le 6 juillet 1899. |
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1899 Il avait appris depuis l'enfance à résister à tout. Il se souvenait des kilomètres parcourus dans le froid glacial de l'hiver pour aller à l'école. Ce qui l'étonnait un peu, c'était de disposer, malgré tout, de tant de repos, lui qui travaillait souvent 10/12 heures par jour, voire plus, excepté le dimanche, et encore, pas toujours, quant il fallait rentrer les récoltes et que l'orage menaçait. |
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1900 Discipliné, d'un niveau d'instruction supérieur à la moyenne, des aptitudes exceptionnelles aidèrent Léon à sortir de ce train d'enfer. Il sera nommé caporal le 20 septembre 1899, sergent le 27 septembre 1900, puis démobilisé le 21 septembre 1901, en attendant son passage dans la réserve. Un certificat de bonne conduite lui sera attribué. Il retournera avec plaisir à la vie civile, à cette vie laborieuse mais heureuse qu'il croyait immuable. |
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5 août 1900 décès accidentel de son frère Paul, 20 ans. |
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1903 La mort, il l'a connue aussi, en avril 1903, quand son père s'est éteint, encore jeune, à 54 ans, puis ce fut son frère Joseph qui décédera accidentellement à 18 ans en octobre 1904. Quelque chose d'inacceptable, de contraire à ce qu'il avait vécu jusqu'à présent. |
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novembre 1905 Il épousera Blanche Delavigne, en novembre 1905, fille de cultivateurs de Ste-Gauburge-Sainte-Colombe, un village situé à quelques kilomètres. Elle lui donnera, en 1907, un fils prénommé Paul. |
Début de la Première Guerre mondiale |
2 août 1914 La réalité cruelle était là. La folie avait saisi le monde. Pour les vieux, les anciens de 1870, l'heure de la revanche avait sonné, la nation allait, enfin, récupérer l'Alsace et la Lorraine. |
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10 août 1914 Brutalement, les canons lourds de l'artillerie allemande se mirent à tonner, provoquant une première hécatombe dans les rangs des régiments pas du tout préparés à subir un tel déluge de feu. Les Allemands refoulèrent les Français épuisés et ce fut le début d'une débâcle qui allait s'achever seulement sur la Marne. Ils étaient loin, très loin, de leurs rêves de victoire. |
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20 août 1914 Lors de cette guerre, les habitants avaient été à la merci de l'ennemi, contraints de nourrir et loger les soldats, fournir le foin et l'avoine pour les chevaux que les officiers prussiens réquisitionnaient avec les charrettes et les bêtes. Son enfance avait été bercée par les souvenirs douloureux de ses parents à qui on avait tout pris. |
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septembre 1914 Vers la fin de septembre 1914, le Maire de la commune commencera à recevoir le nom des tués au combat, et tous comprirent que la vie avait basculé dans le malheur, peut-être pour longtemps. Dès lors la foudre tombait régulièrement, car c'étaient des noms familiers, des familles en deuil, des mères, des soeurs et des épouses en pleurs. Cela le laissait sans force, comme anéanti. |
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16 octobre 1914 Léon sera nommé Adjudant, car il fallait remplacer les gradés tués au combat, puis, grâce à son courage, il sera porté au grade de sous-lieutenant le 2 janvier-1915. |
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1915 Sa soeur, Madeleine, dont le mari était également mobilisé quittera Paris et ses bombardements et reviendra à la ferme auprès de sa mère et sa belle soeur. C'est dans ce contexte angoissant qu'elle mettra au monde ses deux fils, Maurice en 1916 et Roger en 1918, fruits de courtes permissions de son époux. |
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30 octobre 1915 Les Français reprirent l'offensive mais se heurtèrent aux barbelés et aux mitrailleuses allemandes, il durent s'habituer au fracas des obus sur les abris de fortune et maîtriser leur peur. |
guerre de 1914-1918 |
guerre de 1914-1918 suite |
Eliane Lachaize
ma petite nièce
Daniel Lachaize
biographie de la belle famille de ma petite nièce Eliane Lachaize
Valérie Lachaize
mon arrière petite nièce
Arthur Pignard
biographie de la belle famille de ma soeur Madeleine
Eliane Pignard
biographie de mon beau frère et de ma soeur Madeleine
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