Biobble n 2006-81
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verrier
l'histoire de la verrerie de 1620 à 1930
Né 15/12/1860
à La Gonfrière (orne) (France)
Décédé 18/8/1939
à La Gonfrière (orne) (France)
Contact e-mail
http://pignard-lachaize.ifrance.com
http://gw.geneanet.org/elianepignard
Rédacteur
Eliane Pignard
Dédicace
hommage à mes ancêtres paternels
Crée le 9/3/2006
Dernière modification le 8/8/2008
Interview pas encore disponible ou en cours de modération
Léon Gosnet
Autre
la belle famille de mon fils René
Eliane Lachaize
Ma Petite-fille
Daniel Lachaize
Autre
la belle famille de mon arrière petite fille
Valérie Lachaize
Autre
mon arrière arrière petite fille
Eliane Pignard
Autre
mon arrière petite fille
Edgar Renoux
Mon Cousin
cousin de mon épouse Juliette Dercourt.
REPERES HISTORIQUES
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7 juillet 1859 Mariage à Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois (orne) de Henri-Baptiste Pignard, cantonnier-journalier, avec Joséphine-Victoire-Pottier. |
Inauguration du Canadian Pacific Railway |
6 août 1866 Naissance de Juliette-Antoinette Dercourt à Campneuseville (Seine-maritime), à la limite de la Somme, fille de Jean-Baptiste, tailleur de verre, et de Désirée-Florentine-Payenneville. Elle deviendra l'épouse d'Arthur-Pignard. |
Première course cycliste |
1868 Nous sommes sous Napoléon III. Il ne donne pas dans la nuance et tout ce qui pourrait porter le ferment de la sédition est étroitement surveillé. La politique intérieure est autoritaire, la politique extérieure conquérante.Faire de la France une grande puissance, voilà son obsession. Il veut donner à Paris le visage de ville moderne et des grands travaux sont entrepris. Les capitaux et les locomotives se mettent à circuler, à prendre de la vitesse... La France devient prospère. |
Naissance de la IIIème République |
19 juillet 1870 Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Les chemins-de-fer, très développés en Allemage, permettent aux Prussiens de se porter en très peu de temps sur le Rhin, avec leur puissante artillerie. L'armée française, dont beaucoup d'officiers ne possédent pas même une carte d'état major de la région où ils se trouvent, recule dès les premiers affrontements. En deux jours 20000 soldats français ont été tués ou blessés. 83000 autres sont fait prisonniers. C'est un désastre, c'est Sedan. |
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19 septembre 1870 Les Prussiens, les voici, ils encerclent Paris. Ils ne veulent qu'une chose : obtenir l'Alsace, la Lorraine, les mines de fer. Mais, pour l'instant, ils bombardent la capitale pendant 3 semaines et sèment la panique. Le blocus est si efficace qu'il n'y a plus rien à manger. Après les chats, les chiens, les chevaux, on mange aussi les animaux du jardin d'Acclimatation. Finiront même en pâtés, boudins, Castor et Pollux les deux éléphants que connaissent bien tous les petits Parisiens. |
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octobre 1870 Mais les Prussiens sont aussi en province, et en Normandie les usines ferment, notamment les verreries de Tourouvre et de Saint-Evroult, faute d'approvisionnements en matières premières mais aussi de débouchés commerciaux, laissant ainsi sans ressources et dans une misère noire toutes les familles ouvrières. Certaines n'auront d'autres solutions que de se faire embaucher pour les travaux des champs. |
La Commune de Paris écrasée dans le sang |
mai 1871 A Paris, l'aventure des Communards va se terminer dans le sang et l'horreur. Paris brûle : Le palais des Tuileries, l'Hôtel de Ville, le Quai d'Orsay, le Palais de Justice, le Palais Royal sont bourrés de poudre. Tout explose et flambe. C'est la guerre civile. |
Bell transmet un son avec un fil électrique |
30 janvier 1875 Napoléon III s'est exilé en Angleterre. |
Inauguration du premier central téléphonique |
1878 Après avoir été bûcheron comme ses ancêtres, Arthur Pignard ira travailler à la verrerie de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois. En effet, le développement d'industries à proximité des zones rurales sont autant d'incitations à demeurer sur place pour trouver du travail. |
Loi sur la liberté de la presse |
1881 En Haute Normandie, les verreries situées le long de la voie ferrée fonctionnent désormais en utilisant le charbon. Elles pratiquent les avancées technologiques les plus modernes, techniques qui n'ont pas pénétré dans les verreries de la forêt utilisant encore le bois. Certaines, devenues obsolètes, fermeront à cause de leur manque d'adaptation. D'autres sauront prendre les virages nécessaires au bon moment. |
Découverte du bacille de la tuberculose |
1882 C'est dans ce contexte, qu'entre 1870/1880 la famille Dercourt, chassée probablement par la fermetures de certaines verreries, vient s'installer définitivement à Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois dans l'Orne. Jean-Baptiste Dercourt, le père de Juliette sera recruté dans la verrerie du bourg. Les deux familles sympatiseront. Arthur et Juliette ne tarderont pas à faire connaissance, et plus car affinités.. |
Reconnaissance officielle des syndicats |
21 mai 1884 La Loi Waldeck-Rousseau accorde la liberté de création de syndicats. Les ouvriers revendiquent de meilleures conditions de travail et déclenchent des grèves. A celles-ci le patronat oppose le lock-out. Les ouvriers sont sans ressource et sans salaire pendant des mois. Ils reçoivent des aides des Fédérations. Certains ouvriers licenciés ne retrouveront pas de travail dans la vallée de la Bresle. Ils devront quitter leur région : ils sont marqués "au fer rouge". |
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17 octobre 1884 Mariage, le 17 octobre 1884, à Saint-Evroult-Notre-Dame-du Bois, de Juliette Dercourt avec Arthur Pignard. De cette union naîtront, dans cette même commune, quatre enfants : |
Paris inaugure son métro |
1900 D'autres familles de Campneuseville sont venues s'installer à Tourouvre et Saint-Evroult pour travailler dans les verreries. Les "Bruhier" par exemple, dont un fils se mariera avec Ackeline Pignard, branche cousine. |
Réhabilitation du capitaine Dreyfus |
1906 Les patrons posent, comme condition à la reprise du travail, la désyndicalisation des ouvriers, ce que ces derniers vont devoir accepter. Ils obtiendront cependant la réduction du temps de travail qui passe de 12 à 10 heures, l'amélioration des conditions de travail pour les femmes et les enfants..! Les conflits entre patrons et ouvriers vont se succéder jusqu'en 1914. |
Premier vol d'un hydravion |
1910 Le couple formé par Arthur et Juliette se sépare, la mésentente est irréversible. Juliette ira s'installer à Paris, avec ses deux filles, Dès leur service militaire terminé, elle est rejointe par ses fils. |
Naufrage du Titanic |
13 avril 1912 En avril les pommiers sont en fleurs, le ciel d'un bleu intense. Les chevaux sont enrubannés, pomponnés et attelés aux carrioles qui amènent de nombreux convives, des cousins du voisinage et des amis des alentours chargés de fleurs et de menus cadeaux. Arthur le père de René et Victorine, la mère de Madeleine, sont heureux de marier leurs enfants. Madeleine est la fille d'agriculteurs-propriétaires aisés et le mariage se déroule à l'église de Saint-Pierre-des-Loges, dans la village de la mariée. |
Ouverture du canal de Panama |
janvier 1913 Mais les nouveaux mariés sont tentés par la grande ville et ce sera le départ vers Paris pour rejoindre Juliette la mère de René. Son frère Henri, employé de commerce, est déjà parti. Le temps de plier quelques bagages et le couple fonce vers la capitale. Ah ! la ville lumière, c'est autre chose, tout y est plus gai et il y a du travail. Des nouvelles usines sortent de drôles de voitures : citroën, Renault.. |
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mars 1913 René Pignard est énergique et audacieux. La besogne ne lui fait pas peur, il s'improvise métallurgiste. |
Début de la Première Guerre mondiale |
2 août 1914 A la campagne, les épis mûrs s'entassent, la moisson sera bonne. |
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3 août 1914 Les fils d'Arthur vont devoir rejoindre la caserne et aucun ne le fait avec enthousiasme, contrairement à ce que l'Histoire a bien voulu nous faire croire. Tous deux sont incorporés au 104ème régiment d'infanterie. René, déjà marié a du abandonner sa femme, la séparation est cruelle, mais on doit faire son devoir, face à ce que chacun considère comme une agression allemande. Les deux frères vont se réconforter à coup de : "ce sera une promenade jusqu'à Berlin". |
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10 août 1914 Pour les mobilisés, les débuts de la guerre s'avèrent peu différents de l'époque du service militaire : des kilomètres sac au dos pour l'infanterie, l'entraînement à la charge, sabre au clair pour la cavalerie. Le contact avec la réalité est brutal : des régiments entiers sont cloués au sol par l'artillerie lourde allemande. Les charges à la baïonnette, prônées par les réglements militaires sont meurtrières....pour le assaillants. Des régiments sont quasi anéantis par les mitrailleuses sans même avoir aperçu un ennemi. |
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15 août 1914 Les soldats reprennent l'offensive sur la Marne. Ils attaquent, chargeant en terrain découvert, car tout vaut mieux que cette interminable et abominable retraite. Les officiers tombent en premiers, tués ou blessés, car restés débout pour observer un ennemi qu'ils ne voient pas. Par contre, eux, avec leurs pantalons rouge garance, ils sont bien visibles et tirés comme des lapins. L'avancée sera de courte durée. |
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25 août 1914 Dès cette date, les armées battent en retraite, talonnées par les régiments allemands. Il faut reculer, abandonner des villages dont les habitants effarés les regardent passer avec désespoir, sous un soleil de plomb. |
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31 août 1914 Les soldats n'ont pas accès aux secrets de l'Etat-Major, mais ils se rendent compte rapidement que les évènements ne vont pas au gré des prévisions même les plus alarmistes. |
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30 septembre 1914 Les combattants des deux camps décident de s'enterrer pour résister sur place. Ils découvrent un nouveau mode de vie : la guerre des tranchées qui va se poursuivre des années..Ils vont se terrer le fusil au poing et tenir avec la ténacité du paysan habitué aux durs travaux des champs. Une guerre totale jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien, plus de villages, plus d'abris, plus de tranchées, plus d'hommes. "Tenir", les gradés n'avaient que ce mot à la bouche. |
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mars 1915 Puis, ils connurent les lance-flammes, le gaz-moutarde. Pourtant c'est une belle journée pleine de soleil, avec une brise légère qui annonce le printemps. La colline se couvre d'un nuage jaunâtre et la peur des gaz se transforme en monstrueuse angoisse. Les soldats suffoquent, vont-ils tous crever comme des rats enfumés ? La douleur est intolérable. Les blessés crient "à l'aide", on les traîne sur son dos, on les installe au bord d'un trou d'obus en attendant les civières qui tardent. |
Naissance du Dada |
5 août 1916 Arthur et Juliette s'inquiètent pour leurs deux fils, chacun de leur coté. Ils seront blessés, gazés, et connaîtront des retours à l'arrière du front, couchés sur la paille dans les wagons à bestiaux ayant servi aux transports des chevaux et jamais nettoyés. La gangrène fait rage et guette les soldats blessés, estropiés en faisant presque autant de morts que les balles et les obus allemands. |
Nicolas II abdique |
11 août 1917 Ce jour là, au Mont-Cornillet de sinistre mémoire, l'aboiement des canons n'en finissait pas. Il pleuvait, encore plus que d'habitude, des obus qui tuaient. Des hommes mourraient, d'autres étaient affreusement blessés, mutilés, quelques-uns indemnes, ébahis comme des miraculés n'en revenaient pas d'être encore vivants. Ils avaient tous dépassé largement la peur, jusqu'à l'oublier. |
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15 août 1917 Enfin évacués, ils croiseront des convois militaires, à pied, en carriole, et les hommes, les jeunes devenus mobilisables, les regarderont d'un air effaré, tels des animaux menés vers le grand abattoir. Dans les villes traversées, les femmes pleuraient, les hommes, les vieux, retiraient leur chapeau quand passait le convoi de renfort allant vers le front, vers l'enfer. |
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septembre 1917 Puis, il y a le retour au front dans des conditions inacceptables pour une armée en guerre : trois jours, trois nuits, assis sur le sol des wagons de marchandises, convoyés de la même façon qu'un colis sans conscience, affamés et transis, silencieux dans le silence pesant, tantôt roulant vers l'inconnu, tantôt rangés sur une voie de garage comme oubliés. |
Fin de la première guerre mondiale |
janvier 1918 A l'armée, sur le front, on commence à croiser les premières divisions U.S. Les français dépenaillés découvrent avec stupeur ces soldats, bien nourris, bien vêtus, aux allures de cow-boys qui ne connaissent que trois mots : Lafayette, mademoiselle, cognac.. |
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11 novembre 1918 11 heures, moment magique où toutes les cloches se mettent à sonner à toute volée : la guerre est finie. Arthur n'arrive pas à y croire. Ses fils vont revenir. Le silence va reprendre possession du champ de bataille. C'est la victoire, celle des larmes, de la douleur pour tant de familles en deuil qui ne reverront jamais les leurs : les fils, les frères, les maris, tous "morts pour la France". |
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27 décembre 1918 Décès, à 80 ans, de Henri-Baptiste Pignard, père d'Arthur, à Saint-Evroult. Il a attendu avec anxiété le retour de ses petits-fils Henri et René. Il peut désormais "partir" tranquille. |
1er tour du monde en avion |
22 avril 1924 Victoire-Pottier, mère d'Arthur, décède chez son fils Frédéric à Beaufai (Orne). |
apparition de "Quick et Flupke" |
2 septembre 1930 René-Pignard, 42 ans, fils d'Arthur, époux de Madeleine-Gosnet, est tué lors d'un accident de la circulation à Chatenay-Malabry (92). |
Mise à l'eau du "Normandie" |
25 avril 1932 Madeleine-Gosnet, décède à 38 ans à l'Hôpital de Versailles (Seine-et-Oise), belle-fille d'Arthur, épouse de René-Pignard, épuisée par |
debut de la La Seconde Guerre mondiale |
18 août 1939 Arthur-Pignard décède, accidentellement, à 79 ans, au lieu-dit "la mare des forges" à La-Gonfrière, alors que les bruits de bottes et de guerre recommencent à agiter le monde annonçant de nouveaux massacres. Cela ne cessera-t-il donc jamais ? |
Premier direct télévisé en France |
11 mai 1950 Juliette-Dercourt, épouse d'Arthur, s'éteindra à 84 ans à Aubervilliers (93). Elle aura vécu suffisamment longtemps pour connaître ses arrières-petits-enfants. |
la Saga des Pignard : les ancêtres d'Arthur |
la saga.suite |
la saga, suite et fin |
1620-1930 : le métier de verrier |
la verrerie de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois (Orne) |
Léon Gosnet
cultivateur, légion d'honneur 1914/1918,
en hommage à son courage,
Eliane Lachaize
mon arrière petite fille
Valérie Lachaize
mon arrière-arrière-petite fille
Eliane Pignard
mon arrière petite fille
Edgar Renoux
cousin de Juliette Dercourt épouse d'Arthur Pignard verrier
Alexis Testu de Jade
Voilà un grand monsieur et un bien bel hommage que vous lui rendez. Biographie passionante !
MONIQUE deleuze
Formidable cette biobble! Cela nous rappelle ce qui s'est passé dans nos familles respectives.Félicitations pour ce beau travail