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Fondateur du Comité International
de la Croix Rouge
Né le 8/5/1828
à Genève (Suisse)
Décédé 30/10/1910
à Heiden (Suisse)
Rédacteur
Céline Knidler
Crée le 21/10/2006
Modifiée le 27/10/2006
| 8 mai 1828 |
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Henry Dunant naît au 268 rue Verdaine, à Genève. Dès sa naissance, sa vocation est tracée : son père s’occupe d’orphelins, sa mère est profondément religieuse (calviniste), et sa ville natale affiche alors un intérêt pour les questions humaines, telles que l’abolition de la peine de mort, le droit du travail ou la réforme des prisons. C’est dans cette atmosphère qu’Henry Dunant fait ses premières dents et ses premiers pas.
| 1846 |
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Après une enfance sans vague (il remporte à l’école tous les prix religieux, mais ne parvient pas à retenir ses rosa, rosa, rosam), Henry Dunant atteint enfin sa majorité. Alors que certains vont visiter les cafés, lui rend visite aux prisonniers et aux pauvres.
| 1852 |
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Henry Dunant décide de se réunir tous les jeudis avec de jeunes gens pour partager leurs idéaux de foi. Ces réunions deviendront en 1852, l’Union chrétienne de jeunes gens, soit le plus connu Young Men’s Christian Union (YMCA). Il étend son réseau de contacts à l’Europe entière puis l’Amérique, faisant du YMCA une organisation internationale.
| 1853 |
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Partager ses idéaux religieux n’a jamais nourri son homme. Henry Dunant est envoyé par la Compagnie genevoise des colonies de Sétif en Algérie pour une mission temporaire. Mais il ne perd pas la notion des idéaux : décidé à faire des maigres cultures qu’il rencontre, une véritable industrie, Henry Dunant crée la société des moulins du Mons-Djémila. Irrigation, constructions de villages et embauche d’ouvriers sont les fruits de sa fièvre créative.
| 1859 |
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Henry Dunant n’est pas à un idéal prêt. Le voilà désireux d’exposer son projet de fertilisation de l’Algérie à Napoléon III. Il part donc tout naturellement à la rencontre de l’empereur, occupé à libérer l’Italie de l’occupation autrichienne.
| 25 juin 1859 |
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Au lendemain de la bataille de Solférino, Henry Dunant n’aperçoit guère sur les collines de Lombardie l’ombre des moustaches de Napoléon III. Mais ce sont des viscères, des membres arrachés, des agonisants et des mares de sang qui viennent l’accueillir. Les médecins militaires ne lui serrent même pas la main : ils sont débordés. Henry Dunant troque alors sa valise contre une bande de pansements et demande la libération des médecins autrichiens, pour qu’ils puissent lui prêter main forte.
| 1 1862 |
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Henry Dunant n’est jamais à court d’idée.
En octobre, il décide de rédiger un livre pour raconter les horreurs qu’il a observées. Dans « Un souvenir de Solférino », il formule trois propositions.
| 2 1862 |
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La première consisterait à créer des sociétés de secours pour apporter de l’aide aux blessés en temps de guerre. La deuxième exprime la volonté de recruter et former des infirmiers, reconnus par les armées. Enfin, il propose de formuler « un principe international, conventionnel et sacré » dans un texte officiel signé par les états : la première convention de Genève.
| février 1863 |
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Grâce notamment au soutien de Gustave Moynier, président de la Société genevoise d’utilité publique, et après de longues hésitations de la part des différents représentants d’état, la création d’un « Comité international et permanent de secours aux militaires blessés en temps de guerre » est acceptée. L’emblème représente le drapeau suisse inversé : une croix rouge sur fond blanc. Henry Dunant peut être fier : il a réussi son pari.
| 22 août 1864 | Création de la Croix-Rouge |
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La première convention de Genève est signée, qui précise la neutralité du personnel soignant. Henry Dunant est au summum de sa popularité.
| 1867 | Les Etats-Unis rachètent l'Alaska |
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Plus dure est la chute après être monté si haut ! Henry Dunant se voit obligé de reprendre la valise algérienne qu’il avait laissée tomber au profit de ses blessés militaires. Il doit un million de francs à ses créanciers. Le voilà contraint de démissionner du Comité international et permanent de secours aux militaires blessés en temps de guerre. Il fuit ses créanciers en France, dont il prend la nationalité.
| 1870 | Naissance de la IIIème République |
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Henry Dunant s’est quelque peu clochardisé. Mais fidèle à ses idées, il va organiser les secours et l’évacuation des civils pendant le siège prussien de Paris, notamment au travers de la croix rouge française qui existe depuis 1864. Il tente également de participer aux négociations auprès de Thiers pour épargner les communards.
| 1875 | Bell transmet un son avec un fil électrique |
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Le précédent comité prend le nom définitif de Comité international de la Croix rouge. Mais Henry Dunant a complètement disparu de la scène publique. Pris en charge par une veuve alsacienne, qui admire en son protégé l’inventeur du CICR, Henry Dunant devient le promoteur commercial d’une invention loufoque : le pyrophone, un orgue à gaz.
| 1892 |
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Le docteur Hermann Altherr le recueille dans un piteux état, dans son hospice sur les bords du lac de Constance en Appenzell Suisse. Il sombre dans une misanthropie mystique : il peint des tableaux délirants sur l’apocalypse et sur la généalogie de l’homme.
| 1896 |
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Dans cet hospice retiré du monde, un journaliste autrichien redécouvre le fondateur du CICR que tout le monde croit mort. Henry Dunant refait surface et s’attelle à la rédaction de pamphlets anti-militariste qu’il réunit sous le titre « L’avenir sanglant ». Ils ne seront jamais publiés.
| 1901 | Première liaison radio transatlantique |
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À croire qu’Henry Dunant aime jouer aux montagnes russes. Après avoir sombré dans les profondeurs de l’oubli, le voilà propulsé sous les feux de la rampe du premier prix Nobel de la paix, qu’il copartage avec un député français, Frédéric Passy.
| 30 octobre 1910 | Premier vol d'un hydravion |
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Enfin reconnu par tous, Henry Dunant n’a plus qu’à attendre sagement la mort. Il quitte ce monde à l’âge de 82ans.
| 12 août 1949 | Rainier III prince de Monaco |
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: Les quatre conventions de Genève, portant sur la protection des blessés, des prisonniers et des civils en temps de guerre, sont adoptés par les états. Elles tirent leurs origines des idées d’Henry Dunant.
CICR : Quelques repères Créé en 1863 à l'initiative du philanthrope suisse Henri Dunant, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est la plus ancienne entité du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissa... |
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