Biobble n°2006-544
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Né le 23/2/1940
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Rédacteur
Patrice Louvet
Crée le 25/4/2007
Modifiée le 7/5/2007
| février 1940 | Les Allemands à Paris/L'appel du 18 juin |
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Le pays est en guerre. Les bruits de botte se font de mieux en mieux entendre. La mère de Michel fuit la région parisienne et le Kremlin-Bicêtre. Elle part vers l’ouest, vers sa Bretagne natale. Elle avance tant qu’elle peut, elle s’arrête quand la terre s’arrête. C’est là que naît Michel, dans une maison, à Trévou-Tréguignec dans les Côtes d’Armor que l’on appelait alors les Côtes du Nord.
| 23 février 1940 |
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Naissance de Michel Lecourt.
« Ma naissance…Je ne m’en souviens pas… » Sourires.
Son père est resté à Paris avec son fils aîné. Il avait des origines limousines mais Michel se sentira toujours plus Breton que Limousin. Les relations tendues qu’il aura avec son père ne l’inciteront pas à creuser le sillon limousin. La grand-mère maternelle de Michel était institutrice, elle était née à Quintin. Son grand-père, Victor, était originaire de Saint-Servan. Mousse sur les terre-neuvas, il a servi sur les bâtiments de la Royale. Il a voyagé en Asie, au Japon, en Chine, au Tonkin. Il ne se faisait pas d’illusions sur le rôle « civilisateur » de la France. Il n’éprouvait aucun mépris pour les peuples que l’on subjuguait à l’époque et était très tolérant. Il a beaucoup inspiré Michel.
| 1941 - 1944 | Pearl Harbor |
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La France est sous le joug allemand mais Michel conserve des soldats occupants le pays des souvenirs d’hommes tranquilles. Sa mémoire en a conservé deux, contradictoires :
1- Il revoit un jeune soldat allemand tirer sur la glace d’une armoire, sur sa propre image. Cette scène renvoie à Michel l’image d’un suicide. Il pense alors que le soldat a dû recevoir de mauvaises nouvelles d’Allemagne. Ce soldat était pourtant plein d’humanité, il faisait sauter l’enfant sur ses genoux !
2- Des SS mettent le feu au bourg. « Je ne revois pas le feu mais je me vois fuir sur un chemin avec des trous vers un autre village… »
| 1944 | Paris libéré |
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Après un bref aller-retour à Paris, la mère de Michel et ses quatre enfants se trouvent à Tourouvre en Normandie au moment du débarquement. Michel en garde quelques souvenirs. Il revoit des nobles dans un château...
Son frère aîné s’engage dans l’armée. Il a dix-sept de plus que Michel.
| 1946 | De Gaulle démissionne |
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Le frère aîné décède dans un train de munitions. Michel a une sœur née en 1932, un frère né en 1936 et un troisième frère, plus jeune, né en 1943. Il entretient des relations proches avec sa sœur aînée. Son deuxième frère était un excellent élève mais il était interne. De ce fait Michel le côtoyait peu et avait des relations plus chaleureuses avec leur plus jeune frère, Alain. Il a peu de souvenirs de son frère aîné : Michel a six ans quand son frère disparaît
| 1946 - 1949 |
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De l’âge de 6 ans jusqu’à l’âge de 9 ans, il va en pension à Choisy le Roi dans l’institution Franchot et retrouve sa famille en fin de semaine. « J’étais un élève tout ce qu’il y a de plus mauvais d’un côté et tout ce qu’il y a de meilleur de l’autre. Il m’arrivait d’exceller en littérature et en histoire géographie et pour les sciences j’étais le désespoir de mes enseignants et de mes parents ! J’étais déséquilibré ! »
| 1947 | Mort d'Al Capone |
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Pendant son enfance, Michel a passé de nombreuses vacances dans le Morbihan, avec son frère Alain, à la Chapelle Gaceline, chez leur grand-mère. Michel est très marqué par la Bretagne. En fait, sa grand-mère n’était pas sa grand-mère car son grand-père Victor a fait un second mariage mais Michel n’a pas connu sa première femme. Mais cette grand-mère qui était lingère en région parisienne et qui avait peu voyagé avait l’esprit aussi ouvert que son mari qui avait beaucoup voyagé.
| 1950 | Premier direct télévisé en France |
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Entrée à l’école primaire au Kremlin-bicêtre.
| 1954 | Appel de l'Abbé Pierre |
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Michel obtient brillamment son certificat d’études.
| 1955 - 1957 | Mort de James Dean |
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« Mes parents ne savaient que faire de moi et moi encore moins. »
Michel fréquente un cours complémentaire d’enseignement général, toujours au Kremlin-Bicêtre.
| 1957 - 1958 | Lancement du Spoutnik |
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Michel suit des cours dans une école commerciale dans le 13ème arrondissement de Paris.
| 1958 | Naissance de la V° République |
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Premier emploi à la Sécurité Sociale dans le 13ème arrondissement de Paris.
Michel ne se montre pas très brillant mais trop proches des assurés.
« Je me hâtais lentement. »
| 1960 | JFK président |
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Service national.
Michel y passera 27 mois dont 21 en Algérie. Curieusement, sa sœur aînée et son deuxième frère, Jacqueline et Claude, étaient nés en Algérie. Les classes se déroulent à Angoulême, Tours et Mont de Marsan. Quand ses copains partent en Algérie, il demande à les accompagner mais arrivé sur place il ne les retrouvera jamais !
| mai 1962 | Mort de Marilyn Monroe |
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Retour en France, retour à la Sécurité Sociale.
Michel veut bouger. L’armée ne lui a pas apporté ce qu’il souhaitait même si elle l’a libéré des pesanteurs familiales mais Michel ne se sent pas libre car à l’armée on se laisse entretenir, on ne prend aucune décision pour soi. Il veut partir, mais où ? Dans une agence Havas, il voit un panneau publicitaire montrant un train traversant les Rocheuses : « C’est là que je vais aller ! ». Habituellement, il réfléchit longuement avant d’agir mais là il part sur le champ ! Sans délai, il fait une demande d’immigration.
| octobre 1963 | Discours de Martin Luther King |
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Débarquement au Canada, à Montréal, après une traversée en bateau. Michel exerce différents métiers. Vendeur à Trois Rivières, il fera de nombreuses rencontres et développe un bon contact avec les Canadiens qui le reconnaissent : il n’est pas venu comme tant d’autres pour faire fortune mais pour vivre à leurs côtés. Il est arrivé dans leur pays avec deux valises ; il en repartira avec deux valises qui contiendront peut-être du linge plus neuf ! Certains disent de lui qu’il est le plus Canadien des Français. Aujourd’hui encore il compte des amis dans ce pays. Il restera une année à Trois Rivières où il participera à de multiples activités culturelles dont le tricentenaire de la ville. Curieusement, son épouse rencontrée des années plus tard a de la famille au Québec.
| 1965 | Assassinat de Malcom X |
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Arrivée en Ontario. Michel occupe un poste en cuisine dans la restauration rapide. Il se souvient d’une anecdote amusante. Alors qu’il vient de lui cuire un steak haché, il entend un client se plaindre, mécontent de la cuisson de sa viande. Michel fait part de son étonnement, le client apprend que le cuistot est français est aussitôt le steak devient très bon et vaut même à Michel des compliments ! Il reste une année en Ontario, sa vie est très active avec beaucoup de relations. La vision de sa première aurore boréale lui laisse un souvenir impérissable.
« Ces deux années ne furent que du bonheur. »
| octobre 1965 |
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Retour en France. Michel travaille pendant un an dans une institution de retraite complémentaire à Paris. C’est là qu’il rencontre sa future épouse, Geneviève. « Pourtant, ce n’est pas elle qui m’avait frappé la première ! Mais je serai vite séduit par Geneviève ! »
Cependant, la jeune femme a une situation professionnelle meilleure que celle de Michel. Cela le motive à agir et à évoluer professionnellement.
| 10 octobre 1966 | dernier concert des Beatles |
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Entrée sur concours à Air France comme agent commercial dans le fret. Michel y terminera sa carrière professionnelle. Que ce soit à Orly, Paris ou Roissy, il travaillera dans le service commercial mais occupera différents postes :
- relation avec la clientèle
- après-vente
- suivi des stagiaires
- conseil à la clientèle
- préparation des vols
Michel travaillera toujours dans le secteur du fret : « Je ne souhaitais pas aller ailleurs. »
Bien que travaillant à Air France, Michel et son épouse feront peu de voyages. Les « sauts de puce » et les voyages organisés ne les intéressent pas. Il veulent visiter un pays mais en se sentant libres et en prenant leur temps. Mexique, Canada et Argentine :là ils feront un long périple en voiture rempli d’images contrastées, de contacts avec les habitants et avec la littérature.
| 9 décembre 1967 | Mort du Che |
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Mariage à Montreuil.
Michel et son épouse occupent un appartement à Clichy sous Bois. Ils y resteront jusqu’en 1980.
Ils auront deux enfants, une fille et un garçon : « Le choix du roi. »
| 29 décembre 1968 | Assassinat de Martin Luther King |
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Naissance du premier enfant du couple Lecourt : une fille, Cathy, à Montreuil.
| 7 juin 1971 | 1ère projection d’Orange Mécanique |
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Naissance du second enfant du couple : un garçon, Loïc, à Montreuil.
| 10 mai 1980 | Une femme à l'Académie française |
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Michel et son épouse emménagent à Chevru en Seine et Marne.
Michel est un passionné de littérature depuis toujours et a toujours beaucoup lu. Enfant, même pendant les cours de mathématiques il lisait. Passionné par la littérature russe, il s’intéressera à la langue de Pouchkine pour mieux appréhender son œuvre. Passionné d’histoire, il s’intéresse d’abord à l’Antiquité. Pour Michel, l’histoire englobe tout, les gens, leurs réalisations et leur langue. Pour comprendre les gens, il faut comprendre leur langue. Chaque mot a un sens. Le monde slave l’attire et son épouse lui ouvre des portes. Geneviève est l’enfant d’un couple qui a éclaté pendant la seconde guerre mondiale. Son père était tchèque et sa mère avait des origines slaves aussi mais balkaniques. Un autre homme élèvera son épouse et elle le considérera comme son père.
| 1986 | Explosion de Tchernobyl |
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Michel a 46 ans. Il veut écrire, il a des choses à dire.
Il décide de commencer par écrire un journal mais il découvre rapidement qu’il en est incapable. Il décide alors d’écrire des histoires, des nouvelles en s’inspirant de la vie rurale bretonne de son enfance et en donnant vie à des personnages rencontrés. Il écrit des fictions sur des réalités. Il écrit sans se presser, quand il en a le temps et Michel mettra une quinzaine d’années à terminer son recueil de nouvelles « Les confidences d’un argagnol ».
| 1989 | Chute du Mur de Berlin |
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Effondrement du bloc soviétique.
La fille de Michel veut connaître son grand-père biologique. Geneviève envoie un courrier et les époux Lecourt partent en Tchécoslovaquie, en Moravie. Le père biologique de Geneviève s’est marié et a deux enfants. Il accueille sa fille et son mari très chaleureusement. Michel apprend le tchèque.
| 1995 | Inauguration de la BNF |
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Michel choisit un départ en préretraite à l’âge de 55 ans.
| mars 2001 | Attentats de New York |
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Elections municipales.
Michel est élu et devient premier adjoint de la commune de Chevru. Il a le plaisir de travailler avec un maire qui délègue et partage beaucoup. Michel s’occupe du personnel et des relations extérieures.
En s’installant à la mairie, il découvre sous la poussière des archives. L’esprit en éveil, il les consulte et découvre une mine d’informations sur la vie des villageois pendant la révolution de 1848, l’arrivée du second empire et la guerre de Crimée. L’idée lui vient alors d’écrire une fiction dans le monde rural sur un fond historique. Ainsi commence-t-il l’écriture de son premier roman historique « La conjuration du Traîne-Feuilles » qui sera édité en 2005
| 2002 | L'euro devient monnaie officielle |
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Publication du premier livre de Michel Lecourt : « Les confidences d’un argagnol ».
| 2005 | attentats londres |
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« Alors que nous préparions notre voyage dans les Balkans, j’avais recommencé à écrire. J’ai mis beaucoup de temps car je me demandais comment je pourrais appréhender ce grand-père sans le trahir, en en parlant sans en parler. Dans cette nouvelle histoire il n’est qu’un fil conducteur. On y retrouve un fond historique, une description de la vie de l’époque et une intrigue. C’est plus un roman d’aventure que le précédent. »
| mai 2005 - juin 2005 | Fin du retrait Israélien de la bande de Gaza |
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Départ pour les Balkans en camping car. Direction le nord de l’Italie, Trieste. Puis la côte croate jusqu’à Dubrovnik. Pour éviter les pays instables et occupés comme le Kosovo et la Bosnie, ils prennent un ferry jusqu’à Bari puis un autre qui les mènera près de Corfou, dans le nord de la Grèce. Visite du monastère de Météore. Cap au nord vers la république de Macédoine. Michel découvre « un pays qui se retrouve lui-même ». Arrivée à Ohrid, à la frontière albanaise. Là des recherches dans les annuaires permettent de retrouver un cousin macédonien bulgare. Une nouvelle fois, Michel et son épouse reçoivent un accueil chaleureux dans leur famille retrouvée.
| 2007 | Ouverture de la Cité de l'Immigration à Paris |
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Michel termine l’écriture de son deuxième roman, il s’intitule : Spassitel – Adieu Ohrid, la belle Macédonienne et sortira en septembre 2007.
Si une bonne fée vous proposait d’exaucer un seul vœu quel serait il ?
Recommencer ma vie avec mon épouse !
Quel est l’événement qui a le plus marqué votre époque ?
Mon mariage.
Quel jour ou heure de votre vie revivriez-vous volontiers encore une fois ?
Ma naissance, je ne m'en souviens jamais !
Quel est votre meilleur souvenir d’enfance ?
Mes vacances chez mes grands-parents en Bretragne
Quel est votre message pour les générations futures ?
Je ne suis pas un messager ni un donneur de leçons. L'important, c'est la tolérance !