Biobble n°2006-250
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France
Né le 10/1/1919
à Fontenay le Comte (85) (France)
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pbillaud.club.fr/index.htm
Rédacteur
Pierre Billaud
Crée le 1/8/2006
Modifiée le 1/3/2010
Mon parcours religieux. Les miracles dans l'Evangile et ailleurs
SCIENCE ET FOI CHRETIENNE
J’ai eu très tôt la vocation de la recherche et de l’invention, et dès que les circonstances (2e guerre mondiale) me l’ont permis, j’ai orienté ma vie vers des activités scientifiques avancées, d’abord au sein de l’armée en 1948, avec le brevet technique, puis en entrant au CEA, en 1955, à trente six ans.
D’autre part mes parents m’ont fait donner le minimum d’instruction religieuse. Mais, peut-être par des circonstances particulières, peu attiré par la foi et ses manifestations, j’ai cessé de pratiquer après ma communion. La foi m’est revenue bien plus tard, par une sorte de nécessité. En mai 1968, les extravagances des agitateurs (« il est interdit d’interdire ! »), et leurs actes insensés, m’ont montré qu’une société sans valeurs transcendantes était vouée à la perdition.
En 1968, j’étais plongé dans les réalisations thermonucléaires, et je ne manquai pas de m’interroger sur la compatibilité de mes activités et de ma foi religieuse retrouvée. J’ai conclu très vite que le Créateur avait permis la possibilité des explosifs nucléaires en donnant aux éléments des propriétés particulières, notamment la fissiblité de certains atomes en présence de neutrons, et les réactions thermonucléaires des étoiles. Mais ceci ne dispense nullement l’homme d’appliquer ces possibilités avec mesure, et seulement en cas de nécessité absolue.
Dans la religion catholique, certains articles de foi apparaissent incompatibles avec les règles du monde rationnel : la conception virginale de Jésus au sein de Marie, la résurrection du Christ, plusieurs miracles rapportés dans les Evangiles, tels que le changement d’eau en vin, la multiplication des pains, la résurrection de Lazare, et bien d’autres. Pour un scientifique, la seule issue consiste à admettre qu’il peut y avoir des réalités surnaturelles échappant aux catégories mentales ordinaires. C’est une forme de « la foi du charbonnier ».
On a enregistré à l’époque moderne de nombreuses guérisons de pèlerins inexplicables scientifiquement. Mais des esprits forts, comme Zola, Renan, Charcot, et d’autres, ont rejeté la nature miraculeuse de ces guérisons, sous l’argument que jamais, à Lourdes ou ailleurs, on n’avait vu un membre manquant ou amputé, reprendre vie et repousser. Grâce à l’Abbaye de Clairval (http://www.clairval.com/), dont je reçois le bulletin mensuel, j'ai pu avoir connaissance par son n° d’août 2006 du récit stupéfiant d’un membre amputé puis retrouvé, véritable miracle digne des Evangiles, observé en 1640 en Espagne, dûment constaté et enregistré.
Voici, relaté très brièvement, cet événement parfaitement miraculeux, survenu dans la province d’Aragon.
Bénéficiaire : Miguel Juan Pellicer, baptisé en mars 1617.
Ardemment dévoué à la Vierge Marie, vénérée à Saragosse sous l’appellation de Notre Dame du Pilier, Miguel, ouvrier agricole à vingt ans, est victime en juillet 1637 d’un grave accident d’attelage qui lui brise la jambe droite. Vers la mi-octobre, des complications obligent le chirurgien à amputer le membre au-dessous du genou. Le membre coupé est enterré soigneusement dans le cimetière de l’hôpital. Muni d’une jambe de bois, Miguel est réduit à la mendicité, mais continue à assister chaque jour à la Sainte Messe, dans le sanctuaire du Pilier.
Il enduit son moignon avec l’huile qui brûle en permanence devant la statue de Notre-Dame. Au début de 1640, Miguel retourne dans son village natal, Calanda. Il va sur ses 23 ans. Le 29 mars 1940, ayant dû céder son lit à un soldat de passage, il dort sur un matelas, insuffisamment couvert d’un manteau laissant dépasser son pied gauche. Vers onze heures, sa mère constate que deux pieds dépassent du manteau, et que la jambe amputée est revenue se greffer sur le moignon. A l’observation, on authentifie la jambe par des cicatrices anciennes, et le vilain aspect initial s’estompe au bout de trois jours, la jambe d’abord trop courte reprend son aspect normal. Au mois de juin suivant, Miguel peut appuyer son talon par terre, bouger ses orteils, courir sans difficulté. Quatre jours après le prodige, le curé et un vicaire d’un bourg éloigné se déplacent avec le notaire royal pour vérifier la réalité des faits. Fin avril 1940, la famille Pellicer décide d’aller remercier la Vierge du Pilier. A Saragosse, la municipalité demande que s’ouvre un procès, pour que toute la lumière soit faite sur l’événement. Le procès canonique s’ouvre le 5 juin, public, auquel plus de cent personnes participeront. Aucune contestation de cette procédure ne s’est jamais élevée. Le 27 avril 1641, l’archevêque rend solennellement sa sentence, déclarant « admirable et miraculeuse » la restitution de la jambe droite, précédemment amputée, dont a bénéficié Miguel Juan Pellicer, natif de Calanda. On n’a par ailleurs rien retrouvé dans l’emplacement du cimetière de l’hôpital où le membre amputé avait été inhumé.
Ces faits ont été étudiés par Vittorio Messori, et relatés en détail dans un livre LE MIRACLE IMPENSABLE (Mame).
Comme l’ajoute en conclusion de l’article l’Abbé de Clairval, Dom Antoine Marie :
« le miracle de Calanda, impensable et pourtant parfaitement attesté, est de nature à conforter notre foi dans l’existence d’un monde invisible, celui de Dieu et de son Royaume éternel, auquel nous sommes appelés à participer en tant qu’enfants adoptifs. Là est la réalité suprême et éternelle, à laquelle nous devons rapporter toutes les autres ».
Pour terminer, mentionnons aussi le Saint Suaire de Turin, relique extraordinaire attestant la résurrection de Notre Seigneur. On a cherché à dévaloriser ce témoin en le datant du moyen âge par des mesures scientifiques suspectes de manipulation. Mais aucun contestataire n’a été capable de décrire le procédé appliqué par le supposé faussaire médiéval pour produire cette image fabuleuse, même en faisant appel aux connaissances actuelles en chimie et en physique ! Parmi l'abondante littérature traitant ce sujet, nous citerons le livre LE SUAIRE (Fayard), par O.Petrosillo et E.Marinelli.
P.B.
Qu’est-ce qui n’existe plus et qui vous manque ?
Rien, je m'adapte. Il y a tellement de nouvelles possibilités...
Qui auriez-vous rêvé d'être ?
Un musicien, chef d'orchestre
Quel est votre « péché mignon » ?
Le désordre quasi-permanent de mon bureau
Quelle grande cause soutenez-vous ou aimeriez-vous soutenir ?
Le retour des élites et du peuple à la vraie foi chrétienne
Quel jour ou heure de votre vie revivriez-vous volontiers encore une fois ?
Dans le désert, le 13 février 1960, à 7H04, la récompense et l'apothéose de quatre années d'un travail acharné, en partie fruit de décisions personnelles parfois risquées